Les sociétés du CAC 40 ont largement les moyens d’investir
Avec des bilans particulièrement solides et renforcés en 2009 et 2010, les entreprises du CAC 40 devraient enfin passer à une phase d’investissement active. «On peut espérer que les projets d’acquisitions se réalisent au second semestre et qu’elles fassent autre chose que racheter leurs actions [2,7 milliards d’euros d’actions rachetées par les sociétés du CAC 40 en 2010]», confie Sonia Bonnet-Bernard, associée-gérante de Ricol Lasteyrie.
En effet, la cinquième édition du «Profil financier du CAC 40» réalisé par le cabinet Ricol Lasteyrie souligne l’extrême prudence des sociétés de l’indice parisien dans leur développement en 2010. Alors que leur chiffre d’affaires a progressé de 8,6% (-9,8% en 2009), et que leur bénéfice net a bondi de 74,1% (-17,4% en 2009), leurs investissements n’ont progressé que de 5% à 78 milliards d’euros. Un taux soutenu par la hausse de 18% dans les TMT, particulièrement chez STMicro. «Il n’y a pas eu d’effort particulier de croissance externe, car les acquisitions ont été financées par des cessions», précise Alban Eyssette, associé de Ricol Lasteyrie.
Pourtant, la dette nette du CAC 40 (hors banques et assurances) a reculé de 8% en 2010 (après -6% en 2009) et le ratio des dettes nettes moyennes du CAC 40 sur leur capitaux propres est tombé à un plus bas de 36% (- 8 points).
Avec des investisseurs encore très prudents, et des assureurs qui doivent sortir des marchés actions pour des raisons réglementaires, les sociétés du CAC 40 affichent toujours des valorisations très modérées. Fin 2010, le ratio price to book (capitalisation boursière sur fonds propres) ressortait à 1,59, quasi stable par rapport au 1,61 de 2009, mais encore loin des 2,25 de 2006, alors que leurs capitaux propres se sont renforcés de 11% à un plus haut de 810 milliards d’euros, soit une hausse de 33% en quatre ans. Les secteurs financier et automobile restent cotés significativement en dessous de leur valeur comptable, tandis que le secteur de la grande consommation, notamment le luxe, affiche les multiples les plus élevés (au-dessus de 3 pour LVMH, L’Oréal et Essilor).
Dans ce contexte de faible valorisation, le poids des incorporels non identifiés (savoir-faire, valeur des équipes,…) ne fait que se réduire. Il pèse seulement 19% de la valeur du CAC 40, contre 53% en 2007!
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