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Les réseaux câblés accroissent la vulnérabilité des opérateurs historiques
Les réseaux câblés accroissent la vulnérabilité des opérateurs historiques
Les câblo-opérateurs peuvent renforcer leur position dans le très haut débit en Europe grâce à des investissements effectués à moindre coût
Publié le
Yves-Marc Le Reour
Mirela Agache
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La compétitivité grandissante des câblo-opérateurs constitue une menace non négligeable pour le secteur des télécoms en Europe, estiment les analystes de Fitch dans une récente étude sur le secteur. Originellement conçus pour transporter les signaux télévisés, les réseaux câblés en fibre optique ont évolué de façon à pouvoir acheminer des services de voix et de données, ce qui les met en confrontation directe avec les réseaux à haut débit des opérateurs télécoms utilisant la technologie ADSL.
La dernière mise à niveau des réseaux câblés (nommée «Docsis 3.0») permet à ceux-ci d’atteindre un débit de transmission de 100 mégabits par seconde, environ 5 fois plus rapide que l’ADSL classique, ce qui a augmenté l’attrait de leur offre commerciale et stimulé leur chiffre d’affaires (voir graphe ci-dessous).
Pour éviter la poursuite des pertes de leur part de marché, les opérateurs historiques doivent donc investir davantage dans le très haut débit. Si la technologie VDSL peut être utilisée à un coût relativement proche de celui de Docsis 3 (en moyenne 150 à 200 euros par foyer), le raccordement en fibre optique jusqu’au domicile, privilégié par France Télécom par exemple, «tourne autour de 1.000 euros par foyer», indique Damien Chew, senior director au sein de l’équipe TMT chez Fitch.
Cela ne va donc pas favoriser la génération de cash flow libre de la plupart des grands opérateurs européens. Le danger n’est cependant pas uniforme, il concerne au premier chef la majorité des pays nordiques, l’Allemagne et le Benelux dans lesquels la densité des réseaux câblés est très élevée. L’Italie, où aucun câblo-opérateur ne s’est développé, et le Danemark, où le principal acteur du câble est contrôlé par l’opérateur historique TDC, constituent des exceptions notables.
Alors que la régulation, notamment dans les services mobiles, a eu tendance à converger sous l’influence des décisions prises par Bruxelles au cours des dernières années, «à moyen terme, les différences de réglementation entre pays européens porteront principalement sur le traitement des investissements dans la fibre optique», estime l’agence de notation.
La France a par exemple fait le choix d’une mutualisation des investissements dans le très haut débit entre les différents opérateurs. Les régulateurs nationaux devront donc prendre en compte les goulets d’étranglement liés à l’utilisation des réseaux pour déterminer le niveau adéquat de concurrence.
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