Les problèmes de Fugro auront un impact limité sur CGGVeritas
Les difficultés de Fugro, qui viennent d’entraîner la démission de son directeur général Arnold Steenbakker, ne devraient pas avoir de conséquences majeures pour CGGVeritas, estiment de nombreux analystes après l’avertissement sur les bénéfices émis par le groupe d’ingénierie néerlandais. Fugro a abaissé en fin de semaine dernière d’environ 10% son objectif de bénéfice net pour 2012, en mettant en avant une «certaine inquiétude» provoquée chez quelques clients par la revue stratégique engagée en mai dernier sur sa division Geoscience. Celle-ci a finalement été rachetée fin septembre par CGGVeritas pour 1,2 milliard d’euros.
Cette incertitude initiale a eu des répercussions négatives sur le taux d’utilisation de la flotte de navires de la division et sur le carnet de commandes de l’activité d’enregistrement de données sismiques marines au troisième trimestre. Fugro cite par ailleurs des retards de commandes dans l’activité Seabed (nodes) qui sera mise en coentreprise avec le groupe français. «Etant donné qu’il existe généralement un décalage de 4 à 5 mois entre l’octroi d’un contrat et sa réalisation, le taux d’utilisation de la flotte devrait rester faible jusqu’au premier trimestre», estime le bureau d’analyse de Cheuvreux Crédit Agricole, qui s’attend à une reprise sensible du taux d’utilisation des navires au cours du deuxième trimestre de l’an prochain. L’activité multi-clients est de son côté toujours prévue à un très bon niveau.
«Même si nous estimons que les perspectives de prix dans l’activité sismique restent élevées, la baisse du carnet de commandes combinée aux acquisitions de navires devrait affecter CGG et soulève des interrogations sur le prix de la transaction», observent de leur côté les analystes d’UBS.
S’ils jugent qu’une partie des problèmes de Fugro sont spécifiques à la société et que le marché reste sain, ils relèvent que des négociations plus ardues sur le prix, découlant d’un carnet de commandes moins garni que prévu pour les navires acquis par le groupe français, sont susceptibles de «retarder encore la transaction» dont la finalisation est pour l’instant toujours attendue vers la fin de l’année.
Après avoir chuté de plus de 3% en matinée, l’action CGGVeritas a finalement terminé en hausse de 3% à 22,7 euros à Paris, alors que le titre Fugro a plongé de 14,2% à 42,1 euros à Amsterdam.
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