Les options pour la privatisation d’ADP restent ouvertes
Le gouvernement n’a pas encore arrêté les modalités exactes de la privatisation d’ADP, notamment la part que l’Etat souhaite conserver au capital. « Toutes les options sont sur la table », a déclaré mercredi sur LCI le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, alors que le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, avait évoqué mardi matin un chiffre de 20% avant de nuancer son affirmation. « Ca n’a pas été tranché, ça sera tranché dans les prochains mois », a ajouté Bruno Le Maire.
« Toutes les décisions stratégiques resteront strictement, rigoureusement dans les mains de l’Etat », a par ailleurs assuré Bruno Le Maire, précisant qu’il s’agissait d’une concession pour une durée de 70 ans, en réponse à la montée des critiques sur l’opération. « L’Etat garde la main sur les tarifs: ils sont renégociés tous les cinq ans: il n’y aura aucune flambée des tarifs mais un contrôle strict sous la main de l’Etat », a promis le ministre de l’Economie.
Bruno Le Maire doit transmettre mercredi aux parlementaires le cahier des charges de cette privatisation prévue dans le cadre de la loi Pacte. Selon Le Parisien, ce cahier des charges prévoit « la présence de l'État assurée par un commissaire du gouvernement tandis que la nomination de dirigeants - comme le directeur de la sécurité - devra obtenir l’aval de l'État ».
Par ailleurs, selon le Canard enchaîné, l’Elysée ne souhaiterait plus que Vinci soit candidat à la privatisation d’ADP. « Privatiser ADP au profit de Vinci n’est plus possible car ce n’est plus un candidat politiquement présentable », affirme un interlocuteur du chef de l’Etat cité par l’hebdomadaire. Interrogée par l’agence Agefi-Dow Jones, une porte-parole de Vinci n’a pas souhaité commenter ces informations tandis que personne à l’Elysée n'était disponible dans l’immédiat.
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