Les opérateurs de satellites SES et Intelsat ne fusionneront pas
L’opérateur de satellites luxembourgeois SES a annoncé jeudi la fin des négociations avec son concurrent américain Intelsat en vue d’une fusion. Un abandon qui semble réjouir les investisseurs. Jeudi en fin de matinée, l’action SES bondissait de plus de 5% en Bourse.
Contacté par l’agence Agefi-Dow Jones, Intelsat n'était pas disponible dans l’immédiat pour commenter ces informations.
Fin mars dernier, SES et Intelsat avaient indiqué avoir engagé des discussions en vue d’un rapprochement, précisant n’avoir aucune certitude quant à la conclusion d’un accord en ce sens. Un tel mariage aurait notamment dû recevoir la bénédiction de l’Etat luxembourgeois, qui contrôle 33,3% du capital de SES.
La valorisation des deux entreprises combinées aurait dépassé 10 milliards de dollars, soit 9,1 milliards d’euros.
Consolidation
Des discussions entre SES et Intelsat en vue d’un rapprochement avaient déjà été évoquées à l'été 2022. Ces négociations avaient repris alors que le secteur des télécommunications par satellite accélère sa mutation grâce à l'émergence de nouveaux acteurs, tels que Starlink (SpaceX) et Kuiper (Amazon), et au gré d’une intense consolidation.
Après l’annonce de l’acquisition de la société britannique Inmarsat par le groupe américain Viasat en novembre 2021, l’opérateur français Eutelsat est en train d’absorber OneWeb, un autre acteur britannique. L’assemblée générale extraordinaire des actionnaires d’Eutelsat appelée à approuver l’acquisition de OneWeb devrait se tenir au troisième trimestre.
A lire aussi : Le directeur général de SES démissionne, l'action chute
Plus d'articles du même thème
-
Les assureurs du groupe Samsung visent Canopius et Principal Financial Group
Samsung Fire & Marine Insurance et Samsung Life Insurance étudieraient l'acquisition du réassureur londonien Canopius et une prise de participation dans le gestionnaire d'actifs américain Principal Financial Group, pour un montant cumulé pouvant atteindre 9.000 milliards de wons. -
Edizione boucle la création de 21 Next et lance deux nouveaux fonds
Née du rapprochement de 21 Invest et Tages Capital, la nouvelle plateforme d’actifs privés contrôlée par la famille Benetton vise à dépasser 10 milliards d’euros sous gestion dans les prochaines années. -
Uber taille dans ses effectifs sans renoncer à sa croissance externe
Le groupe américain de VTC, qui va supprimer environ 3.300 postes, franchit une étape clé en vue de prendre le contrôle de l’allemand Delivery Hero.
ETF à la Une
Amundi dévoile un ETF conçu pour Zenkyoren
- Le potentiel de progression des marchés actions se réduit à peau de chagrin
- Banques françaises : ce que le coefficient d'exploitation ne mesure pas
- La Banque Delubac, toujours en pertes, cherche du capital
- Le Crédit Mutuel Arkéa pousse les feux avec Fortuneo
- Plus que la demande, la distribution entrave le développement de l’épargne retraite
Contenu de nos partenaires
-
CarnassiersViande du Mercosur : la déferlante est déjà dans nos assiettes
Depuis plusieurs années, et avant même la signature de l'accord de libre-échange avec les pays du Mercosur, le bœuf et la volaille sud-américains inondent l'Union européenne -
« Ils sont hors cadre » : le BSW, ce petit parti de gauche allemand qui pourrait s’allier à l’AfD
Le parti fondé par Sahra Wagenknecht réclame un ministre-président sans affiliation politique et pourrait influencer les votes finaux -
RadicalisationExtrême droite : les leçons allemandes
Depuis une dizaine d'années, la droite allemande a musclé son discours sur l'immigration pour tenter de couper l'herbe sous le pied de l'extrême droite. Sans parvenir à freiner sa progression