Les marchés européen et nord-américain restent le talon d’Achille de BioMérieux
BioMérieux a une nouvelle fois concédé vendredi une révision à la baisse de son objectif de croissance organique pour l’exercice en cours. Le spécialiste français du diagnostic in vitro vise désormais une hausse des ventes voisine de 4,5%, 1,5 point de moins que celle envisagée précédemment, après que cet objectif a été abaissé d’un point déjà il y a trois mois.
L’annonce de bioMérieux a été inspirée par des perspectives qui restent dans la droite ligne des résultats jugés décevants publiés vendredi et marqués selon la société par une «détérioration de l’environnement dans le domaine de la santé en Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord».
La progression de 8,9% du chiffre d’affaires trimestriel, à 333 millions d’euros, est en effet ramenée à 1,1% à taux de change et périmètre constants. Ce dernier indicateur se situe à 4,3% sur neuf mois, amputé de 1,2 point du fait de la non-récurrence de la pandémie H1N1.
CM-CIC Securities souligne la contribution «très importante» des effets de change. Le bureau regrette «un trimestre sans saveur qui traduit les difficultés du groupe à dynamiser ses ventes sur ses marchés matures dans un contexte économique et réglementaire perturbé». Il est vrai que les ventes ont cédé 2,8% en organique en Amérique du Nord (3,2% sur neuf mois) et que leur hausse est limitée à 0,9% en Europe (2,1% sur neuf mois, y compris l’Afrique et au Moyen-Orient). En France, le chiffre d’affaires (13% des ventes du groupe) a même abandonné 2,3%, sous l’effet de l’application du rapport Ballereau qui plaide pour une consolidation des laboratoires.
La société, «extrêmement vigilante sur sa structure de coûts», a toutefois maintenu sa prévision d’une marge opérationnelle courante comprise entre 17 et 18% pour 2010, à taux de change constants. Elle affirme «poursuivre ses efforts afin de limiter la croissance de ses effectifs et de ses frais opérationnels, tout en maintenant ses efforts de R&D». Oddo estime pour autant que la publication de BioMérieux «comporte encore trop de contrastes et altère la visibilité» sur la valeur en Bourse. Face à cet horizon encore incertain, le directeur général Stépane Bancel veut voir, «plus que jamais, (une société) focalisé(e) sur (ses) ambitions à moyen et long terme».
Plus d'articles du même thème
-
Le Canada se dote d'un fonds souverain pour renforcer son indépendance économique
Le Premier ministre canadien, Mark Carney, a annoncé la création d'un fonds d'investissement national. Son ambition est de renforcer l’indépendance économique du Canada en investissant prioritairement dans les entreprises et les infrastructures du pays. -
PARTENARIAT
Avis de convocation – Saint-Gobain
-
Wall Street sur le qui-vive avant les résultats des géants de la tech
Alphabet, Microsoft, Amazon et Meta Platforms, qui publient leurs résultats trimestriels ce mercredi 29 avril, suivis d'Apple le lendemain, seront scrutés par les investisseurs. Depuis environ un mois, tous ont porté le S&P 500 vers des sommets historiques. Des bénéfices records sont attendus, mais aussi des dépenses d'investissement sans précédent, tirées par l'IA.
ETF à la Une
Amundi lance son ETP bitcoin sur Euronext Paris
- Cofidis poursuit sa route aux côtés du Crédit Mutuel Alliance Fédérale
- Dassault Systèmes trouve enfin les mots pour rassurer les investisseurs
- La Suisse publie sa proposition de loi «too big to fail» sur mesure pour UBS
- Intel pulvérise les attentes grâce aux centres de données et à l'IA
- L’Italie de Giorgia Meloni présente un bilan économique mitigé
Contenu de nos partenaires
-
Sot-l'y-laisseMaster Poulet, dans la cuisine de la guerre des gauches
En prenant la défense d’un fast-food 100 % halal que le maire PS de Saint-Ouen, Karim Bouamrane, voudrait voir disparaître, les insoumis croient défendre le patrimoine culinaire de la « Nouvelle France » menacé par l'exil des bobos en banlieue -
Coq gauloisDerrière le boom du poulet, une France qui change profondément
Depuis début 2000, la consommation de poulet a été multipliée par deux en France. Preuve de bouleversements sociologique et économique profonds, portés par l'immigration, l'érosion du pouvoir d'achat et les soucis environnementaux. Des éléments complexes, cristallisés dans la « guerre » du Master Poulet -
EditorialLogement à Paris : Emmanuel Grégoire organise la pénurie et la flambée des prix
Changer la vie, peut-être, mais pas au point de remettre en cause ses a priori idéologique. Or contre cette carence locative dénoncée depuis des décennies maintenant, seule une vraie politique de l'offre sera efficace