Les jeunes entreprises innovantes résistent mieux que les autres sociétés
Les technologies de l’information et de la communication ainsi que les sciences de la vie sont les deux secteurs principalement à l’origine de la création d’entreprises innovantes. C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par Oséo portant sur 5.500 entreprises ayant développé des projets dans les dix dernières années. Dans les deux premières années de vie des sociétés analysées, fonds propres et aides publiques constituent les principales sources de financement. Les sociétés de capital-risque prennent part à hauteur d’un tiers au capital des entreprises, et les familles, banques, fonds d’amorçage et «business angels» en détiennent quant à eux plus d’un quart. Le capital de démarrage est de 92.000 euros en moyenne, détenu au départ majoritairement par les fondateurs de l’entreprise.
Parallèlement, le montant moyen des projets est de 306.000 euros avec de fortes disparités. En effet, 47% des sociétés analysées portent des projets d’un montant inférieur à 100.000 euros, 22% pour un montant supérieur à 500.000 euros et 31% pour un montant compris entre 100.000 et 500.00 euros. Les projets dans les biotechnologies sont les plus demandeurs en capitaux avec des montants moyens de 216.000 euros contre 101.000 pour le segment des logiciels et des multimédias. A noter que les frais de personnel représentent le premier poste de dépenses avec 44% du montant total des dépenses et les prestations de sous-traitance pèsent à hauteur d’environ un tiers, alors que les investissements corporels représentent seulement 11%.
L'étude met également le projecteur sur le profil «type» du chef de file de ces entreprises : un homme dans neuf cas sur dix, ingénieur ou docteur en sciences de formation, âgé de 41 ans en moyenne avec une expérience de la création et du monde de l’entreprise dans le secteur ciblé.
Selon l'étude, prés de neuf entreprises sur dix sont pérennes à cinq ans, contre une sur deux, phénomène constaté par l’Insee pour l’ensemble des créations. La moitié des entreprises qui ont dû cesser leur activité était âgées de moins de cinq ans avec un «pic de la mort» entre trois et cinq ans. «On peut se demander si les choix stratégiques de ne pas développer leur entreprise à l’international et de ne pas ouvrir leur capital faits par les entreprises dites autocentrées ne sont pas a l’origine des échecs constatés», estime Laurence Tassone, responsable d'évaluation chez Oséo et rédactrice du rapport.
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