Les investissements de bioMérieux pèseront sur ses marges à court terme
Une année de transition pour bioMérieux. Le spécialiste des diagnostics a réitéré pour 2013 ses objectifs 2012. A savoir une croissance de son chiffre d’affaires de 3 à 5% à devises et périmètres constants - après une hausse de 3,7% en 2012 – et un résultat opérationnel courant (ROC) compris entre 255 et 270 millions d’euros. Or le marché est plus optimiste! Après les 260 millions (+1,1%) de ROC enregistrés l’an dernier, pour 264 millions attendus par les analystes, le consensus Bloomberg espère 275,5 millions cette année. Le consensus devrait s’ajuster à la baisse, d’autant que le titre a signé hier la plus forte baisse du SRD (-5,15% à 72,60 euros).
Le marché n’avait pas anticipé un recul de 2,2 points de la marge opérationnelle à 15%. Si la marge est affectée en partie par une perte de valeur de 21 millions d’euros pour dépréciation des titres bioTheranostics (société pour laquelle bioMérieux cherche des partenaires), elle cède encore 1,4 point à 16,6% hors éléments non récurrents, et même 0,9 point en retirant l’effet de change négatif sur le chiffre d’affaires.
Comme l’avait laissé entendre bioMérieux fin janvier lors de sa journée investisseurs, la marge récurrente pourrait encore baisser cette année. En fonction des prévisions données par bioMérieux, la marge évoluerait «entre 16,7% et 15,5% contre 16,6% en 2012», note Bryan Garnier. «2013 est une année de déploiement de produits pour bioMérieux, affectant les marges, ajoute Kepler. Toutefois, cela pourrait garantir à long terme la croissance dans un marché attractif».
La marge nette a également souffert, en recul de 2,7 points à 8,5%, du fait de la hausse de 57% des frais financiers, et d’un taux d’imposition passé de 32% à 40%.
Cette année, le groupe mise notamment sur la commercialisation de trois nouveaux instruments innovants, et renforcera légèrement son niveau d’investissements en R&D à 11% du chiffre d’affaires, contre 10,7% en 2012.
BioMérieux va poursuivre également son expansion à l’international, principalement dans les pays émergents, et compte continuer à ouvrir des filiales au Vietnam et en Malaisie, et se dit prêt à des acquisitions stratégiques en Chine ou en Inde. De fait, la direction a déclaré hier que la croissance devrait être nulle en Europe avec l’érosion des ventes dans les pays du Sud, mais qu’elle resterait très dynamique dans les émergents et reprendrait en Amérique du Nord.
Plus d'articles du même thème
-
Shell et Repsol décident d’accroître leur retour aux actionnaires
Après la publication de résultats trimestriels supérieurs aux attentes du consensus, les deux énergéticiens ont relevé le montant de leurs rachats d’actions. -
Andera Partners investit 60 millions dans Tyls
La société d'investissement prend une participation minoritaire dans le réseau d’expertise comptable dans le cadre d'une opération sponsorless. -
L’Indonésie se réforme afin de retrouver les faveurs des investisseurs
La décision de MSCI de classer le pays en catégorie marché autonome a provoqué un effondrement de la Bourse, auquel les autorités financières font face en instaurant davantage de contrôles et de nouvelles règles plus strictes.
ETF à la Une
Les gérants allocataires affinent leur utilisation des ETF
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
- Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Contenu de nos partenaires
-
Tutti fascisti !« Tous fascistes, sauf nous » : comment Jean-Luc Mélenchon organise le vide entre le RN et LFI
Pour affronter Marine Le Pen, le leader des insoumis cherche à effacer la partie centrale de l'échiquier politique et repousse les socialistes dans le camp des fascistes -
Au nom de la loiCouvre-feux, manifs interdites, drones : nos libertés sous cloche ?
Depuis dix ans, le pouvoir macroniste a multiplié les textes sécuritaires. Avec l’objectif de répondre à la demande croissante d’ordre et d’autorité. Mais au risque de rompre l’équilibre fragile entre sécurité et libertés fondamentales -
Maintien de l’ordre : combien de temps les policiers pourront-ils tenir ?
Les forces de l’ordre, durement éprouvées le 17 octobre, sont sous pression depuis le début du mouvement lycéen il y a cinq semaines. Sans issue politique à l'horizon, combien de temps pourront-elles tenir ?