Les groupes miniers ne subissent que modérément la crise
Malgré la crise, la croissance reste au rendez-vous pour les courtiers et producteurs de matières premières. Glencore a annoncé hier une forte progression de sa production sur les neuf premiers mois de l’exercice, notamment de 19% pour le zinc, de 40% pour le cuivre, de 45% pour l’or, et de 18% pour le charbon. Le groupe suisse se félicite de sa bonne santé financière, avec plus de 10 milliards de dollars de liquidités au 30 septembre, sans aucun refinancement dans les douze prochains mois, tandis que le programme d’investissement en cours atteint un sommet. Introduit à Londres en mai dernier à 580 pence, le titre Glencore rebondissait hier de 1,93% à 412,9 pence.
Pour sa part, BHP Billiton s’est voulu plus prudent. «La volatilité accrue et l’incertitude entourant les perspectives économiques devraient continuer de peser sur l’humeur des marchés pour nos matières premières», a déclaré Marius Kloppers, directeur général de BHP lors de l’assemblée générale. Toutefois, le premier groupe minier mondial reste confiant à plus long terme, grâce à la contribution croissante des pays en développement à l’économie mondiale. D’ailleurs, les conditions ne sont pas aussi mauvaises que celles de la crise financière de 2008, ajoute BHP, constatant que les plus petites sociétés sont les plus affectées et non ses principaux clients.
D’ailleurs, Marius Kloppers estime que la taille et la diversification du groupe suffisent à préserver sa rentabilité. Pour l’heure, BHP constate la bonne résistance des activités de minerai de fer, de cuivre, de charbon, de pétrole et de gaz, tandis que le nickel, l’aluminium et le manganèse pâtissent des conditions de marché.
Aussi, le groupe minier garde le cap en maintenant sa politique d’investissements de plus de 80 milliards de dollars sur les cinq prochaines années dans les mines et dans le pétrole. Il compte également procéder régulièrement à des acquisitions. Néanmoins, BHP reconnaît que certains clients commencent à pâtir de conditions de crédit plus difficiles, ce qui peut les entraîner à réduire leur propre production. Pour sa part, BHP Billiton n’a eu aucune difficulté à émettre hier 3 milliards de dollars en trois lignes: 1 milliard à 1,125% à échéance 2014, 750 millions à 1,875% à horizon 2016, et 1,25 milliard à 3,25% d’échéance 2021.
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