Les groupes français poursuivent leurs efforts en matière de délais de paiement
La France tend de plus en plus à s’afficher comme un élève européen de référence en matière de paiement. Selon l’étude trimestrielle Altares à paraître aujourd’hui, les retards moyens de paiement des groupes français ont été ramenés de 11,7 à 11,6 jours entre mars et juin. Certes, le gain est modeste et seules 33 % des entreprises règlent à l’échéance (voir tableau). Il n’empêche : les chiffres à fin juin confirment l’amélioration continue constatée ces derniers mois dans un contexte de crise (voir graphique). Les entreprises françaises se rapprochent ainsi encore un peu plus des délais allemands de 10,7 jours.
Cette performance est d’autant plus à souligner que depuis 2008, une glissade a été constatée au niveau européen. « En seulement dix-huit mois (ndlr, jusqu’à fin 2008), les entreprises européennes (ont) hypothéqué cinq années de constante amélioration », rappelle Altares, qui note toutefois un léger mieux au niveau européen également. S’ils ne s’améliorent pas encore, les retards de paiement ont au moins cessé de s’allonger. A 14,9 jours en moyenne, ils sont au même niveau qu’en décembre.
Reste que cette stabilisation masque un accroissement des écarts entre les bons et les mauvais élèves. Face aux progrès français et à la stabilité allemande, les pays qui avaient les délais les plus longs fin 2008 ont en effet accentué leurs retards de paiement. Depuis fin 2008, le Portugal est ainsi passé de 22,1 à 25 jours. Le Royaume-Uni glisse aussi (de 17 à 18,1 jours). En mars 2007, son écart avec la France était de 0,2 jours. Désormais, il est de 6,5 jours.
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