Les groupes européens ont fait des efforts en matière de BFR en 2008
Les directions d’entreprises sont plus sensibles aux problématiques de BFR en période de récession ». Ce constat avancé par l’étude REL/CFO Magazine trouve un écho manifeste dans les chiffres de 2008. L’an passé, les 1.000 premiers groupes européens ont abaissé de 4,9 % leur besoin en fonds de roulement moyen. A 42,5 jours, il a été réduit de 2,2 jours. « La plus forte amélioration depuis cinq ans », selon l’étude.
Dans le détail, les fournisseurs ont fait pression sur les règlement avec des délais raccourci de 3 jours de chiffre d’affaires (44,1 jours). Mais le phénomène a été largement compensé par les efforts faits sur la rotation des stocks (passée de 38 à 36,4 jours de CA) et des créances clients (de 54,1 à 50,3 jours de CA).
Si les télécoms et les médias ont connu des détériorations de BFR parmi les plus fortes (respectivement 6 et 9 jours) sous le poids de leurs comptes clients, le secteur du pétrole et du gaz se classe en revanche en tête des segments les plus vertueux, aidé, il est vrai, par la hausse des prix (15 jours de mieux en moyenne pour les quatre premiers du secteur).
C’est d’ailleurs l’un des bémols apportés par les promoteurs de l’étude à ces bons chiffres. Car si on exclut les matières premières énergétiques des tableaux, les performances générales sont moins flatteuses avec un BFR moyen passé de 46,2 à 47,1 jours de CA. La rotation des comptes clients a beau avoir là aussi été améliorée, le BFR paie le prix de la dégradation des stocks et des pressions sur les comptes fournisseurs.
Enfin le rapport note que si les résultats n’ont pas trop pâti de la crise, les indicateurs devraient se détériorer en 2009, en particulier celui qui a trait aux stocks.
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