Les grandes entreprises des pays émergents renforcent leur assise mondiale
Les entreprises des pays émergents représentaient en valeur fin novembre 26% de la capitalisation boursière cumulée des 1.000 premières entreprises mondiales contre 19% en décembre 2007 et seulement 5% en l’an 2000. C’est l’un des constats de la deuxième édition de l’étude «Mondialisation 2.0» publiée hier par Ernst & Young. Celle-ci montre également «qu’un nombre important de groupes originaires des pays émergents sont en passe de tirer profit de cette crise financière et économique profonde», affirme Alexis Karklins Marchay, associé chez Ernst & Young.
Sur un échantillon d’une centaine d’entreprises dans neuf secteurs d’activité, la marge brute d’exploitation des groupes originaires des pays émergents s’élevait fin 2008 à 25% contre 15% pour ceux émanant des pays développés (cf. graphique). Ces chiffres étaient de respectivement 25% et 14% fin 2006. Malgré une croissance de leur activité supérieure à celle de leurs concurrentes occidentales et japonaises, la marge nette des entreprises des pays émergents était pour sa part de 13% l’année dernière, contre 16% en 2006. Celle des entreprises des pays industrialisés était de 5% contre 8% deux ans auparavant.
Sauf dans l’industrie minière et les énergies renouvelables où les performances des deux catégories sont équivalentes, les géants émergents de l’automobile et de l’acier / aluminium témoignent d’une surperformance en termes de chiffre d’affaires avec une rentabilité comparable. Celle-ci est même supérieure dans les hydrocarbures ou la chimie. Dans les télécoms, les SSII ou la banque commerciale, les entreprises des pays émergents ont de surcroît bénéficié d’un meilleur parcours boursier.
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