Les gestions s’impliquent toujours davantage dans la gouvernance
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Bruno de Roulhac
président de société
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Les sociétés de gestion votent de plus en plus lors des assemblées générales (AG) des entreprises, révèle l’enquête annuelle de l’Association française de la gestion financière (AFG) sur l’exercice des droits de vote par ces sociétés lors des AG 2017.
Elles ont participé à 4% d’assemblées supplémentaires l’an dernier (et même +11% pour les AG hors d’Europe), souligne l’Agefi Quotidien (édition du 25 avril 2018). Près de 60% des sociétés de gestion ont accru leur participation aux AG. Désormais, elles exercent leurs droits de vote pour 73% de leur portefeuille, et même 79% pour les seules actions françaises.
Et leurs votes sont loin d’être unanimes. Les gestions n’approuvent pas 18% des résolutions présentées, comme en 2016, et se sont opposées à au moins une résolution dans 80% des assemblées françaises et dans plus de 60% des assemblées étrangères. Les dispositifs anti-OPA et les rémunérations des dirigeants restent les principales pierres d’achoppement.
En matière de rémunération, 39% des résolutions sont contestées, contre 43% en 2016. Un taux qui monte à 44% pour les sociétés françaises, mais qui recule progressivement après les 50% de 2016 et les 58% de 2015. Les gérants fustigent ainsi le manque de transparence sur les critères d’attribution des rémunérations variables, des options et actions gratuites, et sur l’intégration des critères RSE. L’information disponible n’est ainsi pas en adéquation avec leur propre politique de vote. Les dispositifs anti-OPA sont aussi contestés, à 39%, et même à 54% en France.
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