Les fonds actionnaires récupèrent 2,6 milliards d’euros en s’allégeant en titres TDC

Le flottant de l’opérateur télécoms dépassera désormais les 40 % et pourrait même approcher de 45 % avec l’option de surallocation
Olivier Decarre
Photo: PHB
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Apax Partners, Blackstone, KKR, Permira et Providence ont opté pour le milieu de fourchette en retenant un prix de 51 couronnes danoises (DKK) pour le placement de titres TDC. Il fait de surcroît apparaître une décote de 2,6% sur le cours moyen de la période de placement.

Avec 210 millions de titres placés, le produit de l’opération s’élève à 10,7 milliards de DKK (1,44 milliard d’euros). Il pourrait même être augmenté de 15% en cas d’exercice de l’option de surallocation.

Le groupe ne donne pas de chiffres de souscription. Mais la clé d’allocation retenue (par exemple 7.025 titres + 35% du reste de l’ordre pour toute demande de plus de 10.000 actions) laisse deviner que la demande a excédé l’offre.

Parallèlement, afin de limiter la dilution des fonds actionnaires tout en maximisant leur retour (L’Agefi du 26 novembre 2010), TDC a procédé à un rachat d’actions pour 9 milliards de DKK (1,2 milliard d’euros). Au prix de 51 DKK l’unité, 176,5 millions de titres ont été repris, dont 170,6 millions apportés par les mêmes fonds actionnaires pour 8,7 milliards de DKK (1,17 milliard d’euros). Au total, l’opération leur a donc déjà rapporté 2,6 milliards d’euros, sachant que 200 millions de plus sont en jeu avec l’option de surallocation.

La conséquence la plus significative pour TDC concerne son flottant. De moins de 12%, il va grimper à 40,7% et pourrait atteindre 44,6% en cas d’exercice de l’option.

Cette opération induit une valeur d’entreprise de 64,7 milliards de DKK (8,7 milliards d’euros) incluant 23,2 milliards de DKK de dette et sous-tend un ratio de 6 fois l’Ebitda 2010.

Cette valorisation est bien inférieure à celle de 12,8 milliards d’euros qui avait été retenue lorsque les fonds ont repris TDC en 2006. Mais depuis, le périmètre du groupe a été resserré. Il serait donc hâtif d’en tirer des conclusions sur la rentabilité de la transaction pour les fonds, d’autant que la part de capital engagée à l’époque n’a pas été divulguée.

En revanche, il est possible d’avoir un aperçu des flux générés. Outre les 2,6 milliards d’euros qu’ils viennent d’obtenir, les fonds ont reçu des dividendes réguliers et exceptionnels. Selon notre pointage, ils se sont élevés à 6,35 milliards d’euros depuis le rachat. Les fonds disposent enfin de parts résiduelles (59% avant surallocation) qui au prix de la dernière transaction valent 3,3 milliards d’euros.

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