Les Etats-Unis et le Brésil freinent la croissance trimestrielle d’AB InBev
Si le chiffre d’affaires d’AB InBev a progressé de 3,7% à près de 10 milliards de dollars au deuxième trimestre, cette performance est inférieure aux attentes des analystes qui tablaient sur une croissance organique à changes constants de 4,9%. Sur les 6 premiers mois de l’année, la hausse de l’activité ressort à 4,6%, ce qui témoigne du ralentissement opéré entre avril et juin. Le premier brasseur mondial fait état d’un «contexte commercial difficile sur certains marchés clés», à savoir l’Amérique du Nord et le Brésil où les volumes totaux de bières entre avril et juin ont chuté de respectivement 1,4% et 2,6%, contre une hausse de 0,3% au niveau mondial.
Aux Etats-Unis, où sa part de marché a diminué de 0,5% après un relèvement de ses prix sur des bières de bas de gamme, le brasseur cite «l’impact de mauvaises conditions météorologiques et les prix élevés du carburant», en réitérant sa stratégie d’amélioration de son mix-produit vers le haut de gamme. Pour le Brésil, le directeur financier Felipe Dutra invoque une «comparaison difficile» par rapport à la même période de l’an dernier où les volumes avaient crû de 13,7% grâce à la coupe du monde de football. Il reste néanmoins confiant sur «les perspectives de croissance du secteur à moyen et long terme» dans ce pays, où sa part de marché a atteint 69,3% en juin.
L’excédent brut d’exploitation (Ebitda) trimestriel est en ligne avec le consensus à 3,75 milliards, en croissance organique de 6% et de 11,7% en chiffres publiés, ce qui reflète une progression de 83 points de base de la marge à 37,7%. Laissant «globalement identiques» ses perspectives pour l’ensemble de l’exercice, AB InBev revoit néanmoins en hausse ses dépenses d’investissements «à environ 3,1 milliards de dollars», contre une fourchette de 2,7 à 2,9 milliards auparavant ciblée.
Malgré un cash flow d’exploitation en progression de 10% à 4,55 milliards durant le premier semestre, l’endettement net à fin juin a augmenté de 1% sur la période, à 40,1 milliards de dollars, en raison de «l’appréciation du real et de l’euro par rapport au dollar». Le ratio de dette nette sur Ebitda s’est toutefois amélioré à 2,75 fois contre 2,86 fois 6 mois plus tôt. Le groupe table sur un ratio «inférieur à 2,5 fois d’ici à fin 2011», se rapprochant ainsi de son objectif de 2 fois dans le courant de 2012.
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