Les entreprises ont de plus en plus recours aux actions pour financer les M&A
Soutenu par des financements de marché plus accessibles que jamais, le volume mondial des fusions-acquisitions (annoncées en 2015) a passé le cap des 3.000 milliards de dollars le 11 août dernier. Les entreprises continuent de bénéficier des taux bas et de l’abondance de capitaux sur les marchés de dette. Mais elles profitent aussi pleinement de l’ouverture des marchés actions. La part des financements M&A obtenus sur ces marchés (essentiellement augmentations de capital, mais aussi émissions de convertibles et introductions en bourse) n’a jamais été aussi élevée.
Selon Dealogic, les financements ECM (equity capital markets) représentaient un record de 84 milliards de dollars au 19 août, soit 32% de l’ensemble des financements d’acquisitions (23% dans la zone Amériques, 26% dans la zone EMEA et 72% en Asie-Pacifique). A l’inverse, la part des prêts est tombée de 63% l’année dernière à la même époque à moins de 50%.
L’abondance de capitaux disponibles sur les marchés favorise les méga-opérations. A cet égard, l’opération d’Actavis (9,2 milliards de dollars de financement en actions et 20,5 milliards en dette) aux Etats-Unis est emblématique. En Allemagne, le groupe immobilier Deutsche Annington a financé l’acquisition d’un concurrent local Südewo, par une augmentation de capital de 2,25 milliards d’euros. Parmi les groupes français, Capgemini a lancé une augmentation de capital de 500 millions d’euros pour financer une partie de l’acquisition de l’américain Igate au début de l’été. Fin juillet, Solvay a annoncé qu’il chercherait à lever 1,5 milliard d’euros de capital pour s’offrir le chimiste américain Cytec Industries.
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