Les entreprises anglo-saxonnes sont réticentes à accueillir des investisseurs chinois
Les capitaux chinois n’ouvrent pas l’appétit de toutes les entreprises! Si les sociétés européennes (particulièrement françaises et allemandes) se montrent actives pour attirer des investisseurs chinois, les anglo-saxons avouent une forte réticence, constate une étude réalisée par le réseau international d’agences de communication financière AMO, dont Euro RSCG, auprès de 71 grandes sociétés d’Europe et des Amériques.
Plus de la moitié des entreprises britanniques avouent avoir rencontré des investisseurs chinois, mais préfèrent se concentrer sur leur marché domestique et sur les Etats-Unis. Seules 11% déclarent cibler activement les investissements chinois. Les américains sont beaucoup plus sceptiques et ne recherchent pas ce partenariat, invoquant la distance, le manque de transparence et la taille relativement modeste des investissements. En Amérique latine, les entreprises privilégient les coentreprises stratégiques aux prises de participation au capital.
En général, les investisseurs chinois sont perçus comme passifs, peu impliqués, peu exigeants et ne dévoilant pas leurs motivations et leurs intentions, soulignent les répondants. Les entreprises des secteurs de l’industrie, de l’énergie, et des mines, mais aussi de l’assurance et de la finance, sont les plus ouvertes aux discussions avec les investisseurs chinois.
Pour sa part, PwC souligne la hausse de 10% des fusions-acquisitions réalisées par la Chine à l’étranger avec 207 transactions en 2011, pour près de 43 milliards de dollars. Notamment en Europe avec 44 opérations annoncées l’an dernier contre 25 en 2010. L’énergie, les ressources naturelles, l’industrie et les biens de consommation constituent les cibles préférées des Chinois.
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