Les dividendes mondiaux subissent la crise de plein fouet
Trimestre noir pour les dividendes. Au niveau mondial, ils ont chuté de 22% au deuxième trimestre d’une année sur l’autre, selon Janus Henderson Investors, un repli historique depuis le lancement en 2019 du baromètre trimestriel de la société de gestion. Le montant total des dividendes s’élève à 382,2 milliards de dollars. Il s’agit du niveau le plus faible pour un deuxième trimestre depuis 2012.
Plus d’un quart (27%) des groupes cotés suivis par Janus Henderson ont réduit leurs dividendes, et plus de la moitié d’entre eux les ont purement et simplement supprimés. La tendance est encore plus marquée en Europe, où 54% des sociétés ont réduit leurs dividendes et les deux tiers d’entre elles les ont supprimés, certaines, comme les banques ou les assureurs, à la demande du régulateur. «Le besoin fondamental de protéger les bilans et de préserver des liquidités a été, pour beaucoup d’autres, l’une des principales motivations au vu de l’extrême incertitude des prévisions économiques», explique la société de gestion.
La France, l’Espagne, l’Italie et la Suède ont enregistré les plus fortes baisses. Dans l’Hexagone, les dividendes ont baissé de 57% en termes sous-jacents, diminuant de 13,3 milliards de dollars, «ce qui est, de loin, leur période de dividendes la plus mauvaise jamais enregistrée par Janus Henderson».
En revanche, les dividendes ont résisté en Amérique du Nord. Ils n’ont ainsi baissé que de 0,1% aux Etats-Unis, à 123 milliards de dollars. Janus Henderson rappelle qu’«aux Etats-Unis, la plupart des sociétés déterminent leurs dividendes une fois par an et les payent en quatre versements égaux. Malgré l’extrême perturbation causée par la pandémie, la majeure partie des sociétés américaines n’ont pas effectué de changements immédiats à leurs distributions».
Les groupes américains, à l’instar des banques, ont plutôt coupé dans leurs programmes de rachats d’actions.
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