Les discussions autour de la Bourse des PME ont repris

Le Président Hollande va dévoiler les premières mesures issues des Assises de l’Entrepreneuriat. L’incertitude demeure sur le PEA-PME
Bruno de Roulhac

A l’occasion de la clôture des Assises de l’Entrepreneuriat, ce lundi, le président de la République annoncera les premières mesures prises, issues des 44 propositions remises le 9 avril dernier à Fleur Pellerin, ministre déléguée chargée des PME.

Après la fronde des «pigeons», le gouvernement devrait tenter de calmer le jeu, notamment en assouplissant le régime des plus-values de cessions. Le président Hollande devrait aussi se prononcer sur l’éventuelle création d’un PEA-PME. Alors que ce projet n’a pas été soutenu avec beaucoup de force par le rapport Berger-Lefèbvre du 2 avril dernier, beaucoup d’incertitudes demeurent. L’enveloppe du PEA sera-t-elle accrue ou un second PEA dédié aux PME sera-t-il créé? Les obligations seront-elles admises? A moins que le gouvernement craigne que le rendement attendu soit insuffisant et préfère diriger l’épargne vers les PME via l’assurance vie ou les livrets réglementés.

Parmi les propositions des Assises devrait également figurer la Bourse des PME, l’arlésienne de la Place. Alors que les discussions étaient au point mort début mars, elles semblent avoir repris. Nyse Euronext aurait légèrement amélioré ses propositions, confient à L’Agefi plusieurs sources proches du dossier. Pour sa part, l’entreprise de marché a confirmé hier une nouvelle fois qu’elle dévoilerait les modalités de cette plate-forme avant la fin du mois de juin.

En décembre dernier, Nyse Euronext s’était engagé à mettre sur la table 2,3 millions d’euros supplémentaire, soit un budget annuel de 18 millions; à engager 10 personnes supplémentaires en 2013, soit une équipe de 50 personnes; à se renforcer en régions; et à ouvrir le conseil d’administration pour moitié à des membres extérieurs à Nyse Euronext.

Pour autant, la réunion d’un Haut Comité de Place, qui devait marquer le coup d’envoi de la Bourse de l’Entreprise, n’aura pas nécessairement lieu. Il semble que le gouvernement ne veuille pas adouber un projet qui ne parvient pas à fédérer toutes les différentes parties prenantes.

Et pour le moment, la Place attend de connaître les engagements formels de Nyse Euronext. Un défi pour l’entreprise de marché paneuropéenne qui doit parallèlement faire face à son rachat par ICE… avant d’être revendue ou introduite en Bourse.

Dans un tel contexte, alors que Bercy veut préserver les intérêts français, Euronext aurait tout intérêt à lâcher du lest. L’avenir le dira…

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