Les directeurs financiers redonnent la priorité à la croissance
L’optimisme gagne du terrain parmi les directeurs financiers des grandes entreprises françaises, montre la quatrième édition du baromètre d’opinion publié par le cabinet Deloitte. Sur un échantillon de 76 dirigeants interrogés du 25 mars au 9 avril, une proportion de 67% place désormais la croissance organique au premier rang des priorités stratégiques, cette composante prenant pour la première fois le pas sur la réduction des coûts citée par 51% d’entre eux. Viennent ensuite l’innovation et la diversification géographique (42%) et la volonté de dégager des flux de trésorerie plus abondants (39%).
Estimant à 91% que le niveau bas de l’inflation est voué à perdurer, ils mettent en avant à 70% la nécessité de mesures de modération salariale. Par rapport au précédent baromètre de l’automne 2013, les deux tiers des directeurs financiers estiment avoir respecté leurs prévisions d’investissements et un quart d’entre eux jugent les avoir dépassés, motivés par «la nécessité de renforcer la position concurrentielle de l’entreprise en période de sortie de crise».
Pour l’avenir, ils misent principalement sur des investissements de capacité et d’extension de gamme, 82% d’entre eux indiquant que leurs décisions d’investissement «ne seront pas influencées» par les mesures annoncées par le précédent gouvernement en faveur des baisses de charges. En dehors des investissements de capacité qui recueillent 42% de leurs suffrages pour le recyclage d’excédents de trésorerie, 43% songent à des opérations de croissance externe. Une grande partie des directeurs financiers interrogés (80%) table sur une hausse des fusions et acquisitions en France au cours des six prochains mois, contre 75% à l’automne dernier et 48% en avril 2013.
Interrogés sur les conditions de financement, ils perçoivent un accès plus facile au crédit (34% contre 28% voici six mois) et s’intéressent davantage aux solutions de financement désintermédié (73% de l’échantillon contre 30%), en premier lieu aux obligations. Mais le principal levier d’amélioration de la trésorerie reste l’optimisation du BFR (cité par 79% des répondants), devant la diversification des sources de financement (47%) et la renégociation des emprunts en cours (28%). Les directeurs financiers regrettent enfin de ne pouvoir consacrer assez de temps aux questions liées à la responsabilité sociale de l’entreprise, aux sujets réglementaires et prudentiels ainsi qu’à la gestion des risques.
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