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Les créanciers poussent davantage les entreprises spéculatives au défaut
Les créanciers poussent davantage les entreprises spéculatives au défaut
Les prêteurs sont moins ouverts au rééchelonnement de dette, notamment en France et dans les LBO. Les taux de défaillance augmentent
Publié le
Alexandre Garabedian
Standard & Poor’s les surnomme les «serial defaulters». (Les récidivistes). Illustration: PHB
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Standard & Poor’s les surnomme les «serial defaulters». Les récidivistes de la défaillance contribuent à maintenir à un niveau élevé, à 7,5% au deuxième trimestre, les taux de défaut des entreprises européennes soit notées en catégorie spéculative par l’agence, pour les signatures qui émettent sur les marchés, soit évaluées comme telles dans le cadre de transactions privées. Depuis 2011, 44% des défauts constatés par S&P sont le fait d’entreprises ayant déjà manqué une première fois à leurs obligations: échéance impayée, ouverture d’une procédure de faillite ou restructuration de dette, dont font partie certaines demandes de rééchelonnement (amend-to-extend, A-to-E). Trois émetteurs ont même fait défaut trois fois.
La tendance devrait se poursuivre. S&P relève que les créanciers sont moins favorables aux amend-to-extend dans l’univers des rachats à effets de levier (LBO), notamment en France et aux Pays-Bas. «En 2010 et 2011, les créanciers des entreprises françaises étaient ouverts aux rééchelonnements, souligne l’agence. Cela a permis d’étendre les maturités de dette afin que les entreprises puissent assainir leur bilan grâce à la croissance, et cela empêchait les prêteurs d’être pris dans des procédures judiciaires qui sont relativement favorables en France aux débiteurs. Désormais, cette tendance semble s’être inversée». Le taux de défaut dans l’Hexagone grimpe ainsi de 8,7% en 2012 à plus de 11% fin juin. Sur les 10 défauts qui ont affecté un total de 8,7 milliards d’euros de dette en Europe entre avril et juin, deux viennent d’entreprises françaises du secteur de la grande consommation, ayant chacune plus d’un milliard de dette. S&P ne révèle pas leur nom. Le groupe néerlandais de logistique Ceva, avec 2,6 milliards de dette, constitue le plus gros dossier du trimestre.
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