Les brasseurs ne voient pas d’amélioration avant la fin de l’année
Même les brasseurs ne sont pas épargnés par la crise. Hier, les marchés ont sanctionné tant les résultats et les perspectives d’Heineken (-3,98% à 53,29 euros) que celles de Carlsberg (-1,60% à 554,50 couronnes danoises).
Heineken a dévoilé un bénéfice opérationnel pour le premier semestre de 1,45 milliard d’euros en hausse de 5% (stable en organique), légèrement au-dessus du 1,42 milliard anticipé par le consensus Reuters. Ses ventes ont crû de 3% (-1% en organique) à 10,38 milliards, mais les volumes ont reculé de 3%, et même de 8% en Europe de l’Ouest avec notamment la hausse de la taxe sur la bière en France.
Le troisième brasseur mondial a relevé de 525 à 625 millions d’euros son programme de réductions de coûts sur 2012-2014, et a déjà dégagé 139 millions d’euros d’économies avant impôts au premier semestre, soit environ 335 millions depuis le début du programme. Ce relèvement «montre bien qu’Heineken a encore un fort potentiel d’amélioration de sa structure de coûts dans les années qui viennent», se félicite Natixis.
Néanmoins, les investisseurs se sont focalisés sur des perspectives toujours moroses. Pour le reste de l’année, «l’incertitude économique et la faible confiance des consommateurs devraient persister sur de nombreux marchés clés», prévient Heineken. Bien que le brasseur ait bénéficié de meilleures conditions météorologiques en juillet en Europe occidentale et anticipe une amélioration des volumes dans certains marchés en développement, il n’attend pas de changement important des conditions commerciales sous-jacentes dans la majorité de ses marchés. D’ailleurs, Heineken table sur un bénéfice en ligne avec celui de l’an dernier sur une base organique, mais en baisse de 25 millions d’euros en raison des effets périmètre et devises, soit autour de 1,67 milliard. Le consensus Bloomberg mise sur 1,73 milliard. Au premier semestre, le résultat net a reculé de 1% à 679 millions.
Si Carlsberg a publié des résultats un peu inférieurs aux attentes du marché, il a confirmé ses objectifs 2013. Le brasseur danois vise un résultat d’exploitation ajusté de 10 milliards de couronnes (1,3 milliard d’euros), pour un consensus Bloomberg à 10,04 milliards, et une hausse de 5% de son bénéfice net ajusté, alors que le consensus espère 7,5%. Néanmoins Carlsberg anticipe désormais une baisse de 5% du marché de la bière en Russie, alors qu’il misait sur une stabilité auparavant.
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