« Les BPA devraient se maintenir à un niveau proche de 2010 »
L’Agefi : Anticipez-vous une poursuite de la baisse des marchés actions?
Laurent Inglebert: Deux facteurs essentiels pèsent sur la tenue des marchés, auxquels s’ajoute un troisième qui pourrait se révéler fondamental. Le premier repose sur la croissance aux Etats-Unis: si nous sommes dans un scénario de «double creux », le support des marchés actions sera probablement aux alentours de 1.220 pour le S&P 500. Le second est la question de la dette des pays périphériques qui revient de façon lancinante et pèse sur les marchés actions. La tenue de ces derniers dépendra de la capacité de chacun à honorer ses échéances. Enfin, l’évolution économique des pays émergents pourraient être le facteur clé. Si sous l’influence des politiques monétaires restrictives la croissance dans ces pays ralentit trop fortement il sera difficile d’imaginer des marchés actions positifs.
Qu’attendez-vous des résultats du premier semestre ?
Globalement, la reprise économique est lente et irrégulière, mais présente. Le développement économique des pays émergents et la croissance démographique mondiale, associés aux événements en Afrique du Nord et au Japon, pèsent sur le prix des matières premières, stigmatisé par un baril au-delà de 90 dollars depuis le début de l’année. Cette pression sur les coûts a un effet négatif sur les marges opérationnelles des entreprises qui n’ont pas toute la faculté de la répercuter via des hausses de prix. Malgré tout, le désendettement continu des entreprises depuis 2009 devrait atténuer cette pression sur les marges et maintenir les BPA à un niveau proche de 2010. Nous restons confiants et pensons que les entreprises aux fondamentaux solides continueront à réaliser de bonnes performances.
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