Les analystes de Fidelity font preuve d’une grande méfiance envers le secteur énergétique
Les disparités tant géographiques que sectorielles devraient se renforcer pour les entreprises au cours des douze prochains mois. C’est l’une des principales conclusions de la dernière enquête annuelle de Fidelity, réalisée en janvier auprès de 159 analystes actions et obligations à partir de 17.000 entretiens menés avec des dirigeants d’entreprises à l’échelle mondiale. Si l’indice de sentiment global a légèrement reculé d’un an sur l’autre (5,7 points contre 6,4 points sur une échelle allant de 1 à 10), les fondamentaux des sociétés semblent plus solides dans les pays développés que sur les marchés émergents.
C’est en particulier le cas du Japon (score de 7,1 points) qui «tirera parti de la mise en œuvre de réformes structurelles aboutissant à une plus grande efficacité dans l’allocation du capital». En Europe (5,8 points), l’affaiblissement de l’euro conjugué à la chute des cours pétroliers favorisera le redressement progressif de l’activité et de la consommation des ménages, tandis que les Etats-Unis (5,6 points) devraient poursuivre leur trajectoire de croissance vertueuse. En Chine (4,4 points), le ralentissement économique se traduira par une accélération des réductions de coûts et une contraction des investissements industriels, le Moyen-Orient et l’Amérique latine étant les plus exposés aux fluctuations des devises.
D’un point de vue sectoriel, la santé ressort grande gagnante avec un score de 6,8 points qui reflète un rythme d’innovation plus soutenu qui stimule la confiance des dirigeants. Le moral de ces derniers s’est également amélioré dans les télécoms et il reste élevé dans la technologie. A l’autre extrême du spectre figure l’énergie avec un indice de seulement 2,1 points. «La totalité des analystes prévoient une baisse des dépenses d’investissement des sociétés du secteur, 92% anticipent une diminution de la rentabilité du capital et 85% font état d’une dégradation du sentiment des dirigeants», souligne l’enquête.
Hormis dans l’énergie, les conditions de financement devraient demeurer avantageuses, y compris aux Etats-Unis. Ce contexte sera propice aux fusions et acquisitions et à une politique généreuse de retour à l’actionnaire, seulement 10% des analystes de Fidelity anticipant une diminution ou une suppression des dividendes. Les trois quarts d’entre eux tablent sur une progression des dividendes au Japon, contre la moitié aux Etats-Unis et un tiers pour les sociétés européennes.
Plus d'articles du même thème
-
Un Shein en perte de vitesse se présente à la Bourse de Hong Kong
Le géant controversé de la fast fashion a publié le 26 juillet son document d'introduction en Bourse. Il a signé une perte au premier trimestre et pâtit des taxations imposées aux petits colis dans les pays occidentaux. -
Le déficit commercial français reste plus lourd qu'avant la crise sanitaire
Le solde commercial français dépend de quatre principaux secteurs industriels qui n’ont pas retrouvé le même niveau d’exportations qu’avant la pandémie de Covid, hormis le secteur du luxe. -
Face au risque climatique, la tutelle des assureurs les appelle à se mobiliser sur la prévention
Alors que les incendies font rage près de Bordeaux, l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution a conduit en 2025 et 2026 une revue de la gestion des risques liés au changement climatique. De bonnes pratiques ont été relevées chez les assureurs, mais les actions de prévention restent à déployer.
ETF à la Une
Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
- La BFI de Bred Banque Populaire veut tout avoir d’une grande
- Tiré par sa banque d'investissement, BNP Paribas annonce des profits en forte hausse
- Les marchés se préparent à un discours ferme de la BCE
- Les taux français à 10 ans passent la barre des 4%
- Olivier Gavalda succède à Daniel Baal à la Fédération bancaire française
Contenu de nos partenaires
-
Cocktail explosifMégafeux : pourquoi ce n'est que le début
« Orage de feu » jamais vu, record d'évacuations, trentaine de foyers actifs simultanément : ce pire épisode d'incendies que le pays ait connu depuis 1949 illustre ce que les climatologues annoncent depuis des années -
EditorialCanicules, mégafeux : l'impasse de l'infantilisation citoyenne
Il est temps de changer de paradigme. Le précautionnisme a vécu. Pratiquée par tous nos dirigeants, cette religion de la protection absolue – « quoi qu'il en coûte » – sonne de plus en plus comme une promesse creuse -
BatailleA400M, bulldozers, sapeurs : la mobilisation maximale des militaires face aux feux
Les armées fournissent matériels et personnels face aux incendies, en plus d’une brigade dédiée à la sécurité civile. Et fait monter en puissance ses dispositifs