Les aéroports de Lyon et de Nice ont attiré les candidats
Comme attendu, de nombreux candidats ont soumis des offres pour la privatisation des aéroports de Nice et de Lyon. Les dossiers devaient être remis jeudi avant midi auprès de l’Agence des participations de l’Etat (APE). Au moins quatre offres indicatives ont été déposées pour Lyon et au moins trois autres l’ont été pour Nice, ont indiqué à Reuters des sources proches du dossier.
Meridiam, associé au groupe espagnol Ferrovial, et le trio Vinci-Predica-Caisse des dépôts ont déposé des offres sur les deux dossiers. Ardian concourt également pour les deux aéroports régionaux. Le fonds serait associé à Siparex et à des Caisses d’Epargne régionales pour Lyon, indique Reuters. Le fonds d’investissement Cube Infrastructure, associé à l’aéroport de Genève, a aussi déposé une offre pour l’aéroport de Lyon.
Des candidatures de l’australien Macquarie, de Changi Airports, le gestionnaire de l’aéroport de Singapour, et des fonds de pension canadiens Canadia Pension Plan Investment Board (CPPIB) et Ontario Teachers’ Pension Plan étaient également attendues. Allianz, allié au fonds Global Infrastructure Partners, était annoncé candidat pour le seul aéroport de Nice, tout comme le tandem composé de l’italien Atlantia et d’EDF Invest. Si leurs offres indicatives sont retenues, les candidats pourront ensuite participer au second tour d’enchères pour soumettre une offre ferme avant la date-butoir du 4 juillet.
Aucune communication n’est prévue par le ministère de l’Economie à ce stade des appels d’offres, a indiqué Bercy. Le gouvernement français a lancé en mars dernier le processus de privatisation de Lyon-Saint Exupéry et Nice-Côte d’Azur en mettant en vente les participations de 60% que l’Etat détient dans chacun des deux aéroports régionaux. Ces privatisations pourraient rapporter jusqu'à 1,5 milliard d’euros à l’Etat qui s’est déjà désengagé en 2014 de l’aéroport de Toulouse-Blagnac.
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