Les actionnaires d’Elior rejettent le «say on pay» de leur PDG
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Bruno de Roulhac
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Comme l’avait anticipéL’Agefi, les actionnaires du groupe de restauration ont massivement rejeté la rémunération de leur PDG, Philippe Salle, avec 63,1% de vote contre. Une opposition plus forte que chez Alstom et Renault l’an dernier, pour lesquels les actionnaires s'étaient également prononcés contre le «say on pay».
En 2016, le «say on pay» chez Elior n’avait déjà obtenu que 73%, mais cette année, le premier actionnaire et co-fondateur d’Elior, Robert Zolade, est passé dans le camp des frondeurs. Avec 25,13% du capital et des droits de vote, il a fait basculer l’assemblée, signe des tensions entre l’actionnaire et le PDG.
A l’issue de ce vote, Philippe Salle a brièvement pris la parole pour dire qu’il n’était pas surpris de ce résultat, après avoir rencontré les principaux actionnaires ces derniers jours. Le PDG a reconnu que sa rémunération de long terme posait problème. De fait, elle est peu détaillée dans le document de référence et surtout, cette rémunération n’est calculée que sur le bénéfice net par action de l’exercice, alors que proxys et investisseurs demandent qu’elle soit calculée sur une période d’au moins trois ans, voire cinq ans. Au titre de cette rémunération de long terme, Philippe Salle a acquis l’an dernier un droit à 2,5 millions d’euros, qui seront effectivement versés par moitié en septembre 2018 et septembre 2020 s’il est toujours PDG à ces dates.
Conformément au code Afep-Medef, le conseil d’Elior examinera les raisons de ce vote afin d’analyser les attentes exprimées par les actionnaires, puis se réunira prochainement pour «délibérer, après consultation du comité des nominations et des rémunérations, des suites qu’il entend donner». Le code précise que le conseil statue «sur les modifications à apporter» à la rémunération….
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