Les actionnaires d’Elior approuvent le rapprochement avec Derichebourg
Les actionnaires d’Elior, réunis mardi en assemblée générale mixte, ont massivement approuvé le projet d’acquisition de la branche Multiservices de Derichebourg, qui permettra au spécialiste du recyclage de métaux industriels de prendre le contrôle du groupe de restauration collective. Les résolutions liées à ce projet ont obtenu plus de 99% des voix lors de l’assemblée générale. L’ensemble des neuf résolutions proposées aux actionnaires ont été largement adoptées.
A l’issue de l’assemblée générale, le conseil d’administration a nommé Daniel Derichebourg président-directeur général d’Elior, en remplacement de Bernard Gault, a annoncé Elior mardi après-midi dans un communiqué.
Dans la foulée, Daniel Derichebourg a nommé Didier Grandpré en tant que directeur financier d’Elior et membre de son comité exécutif, en remplacement d’Esther Gaide, qui quitte le groupe suite à «son souhait personnel de se concentrer désormais sur des mandats non exécutifs».
La réalisation de l’acquisition de Derichebourg Multiservices s’accompagne de la mise en place d’une nouvelle gouvernance. Le conseil d’administration d’Elior comprend désormais 12 membres qualifiés – cinq représentants de Derichebourg, cinq indépendants et deux représentant les salariés.
Elior et Derichebourg ont conclu, début mars, un protocole d’accord prévoyant l’acquisition par le premier de la branche Multiservices du second via une augmentation de capital réservée à Derichebourg.
A lire aussi : Derichebourg déconcerte la Bourse en devenant l’actionnaire de référence d’Elior
48,4% du capital
Elior va financer le rachat de Derichebourg Multiservices (DMS) par l’émission d’actions nouvelles au profit de Derichebourg à un prix unitaire de 5,65 euros. A l’issue de l’opération, la participation de Derichebourg au capital d’Elior atteindra 48,4%, à comparer à 24,4% actuellement. Contactée par l’agence Agefi-Dow Jones, une porte-parole d’Elior a précisé que ces nouvelles actions seraient émises «dans les prochains jours».
Grâce à cette acquisition, Elior compte devenir un acteur majeur de la restauration collective et des multiservices, réalisant un chiffre d’affaires consolidé pro forma estimé à 5,2 milliards d’euros pour l’exercice achevé fin septembre 2022, et employant 134.000 collaborateurs.
«L’opération permettra d’améliorer le profil financier d’Elior en réduisant mécaniquement son levier d’endettement, et de créer de la valeur pour l’ensemble des parties prenantes, notamment grâce à la mise en œuvre de synergies estimées au minimum à 30 millions d’euros d’excédent brut d’exploitation (Ebitda) en année pleine à l’horizon 2026», a rappelé Bernard Gault lors de l’assemblée générale.
Plus d'articles du même thème
-
Mata Capital met la main sur Theoreim
La société de gestion immobilière fondée par Jean-Baptiste Pracca augmenterait ses actifs sous gestion de plus de 600 millions d'euros. -
Les fonds de pensions islandais Gildi et Festa vont fusionner
L'accord de fusion signé par les deux fonds de pension islandais pourrait donner naissance au plus important fonds de pension islandais en nombre d'ayants droit. -
BNP Paribas AM se déleste de la co-entreprise de gestion d’Axa IM en Corée du Sud
La société de gestion de BNP Paribas considère toujours la Corée comme un marché-clé post-cession de sa part dans Kyobo Axa IM.
ETF à la Une
Amundi dévoile un ETF conçu pour Zenkyoren
- Le potentiel de progression des marchés actions se réduit à peau de chagrin
- Combien coûterait aux banques une hausse du plafond du Livret A
- Le Crédit Mutuel Arkéa pousse les feux avec Fortuneo
- Les investisseurs actions et crédit se protègent contre le risque politique français
- La Banque Delubac, toujours en pertes, cherche du capital
Contenu de nos partenaires
-
RechuteRacisme, « brebis galeuse » et contre-feu : à Carcassonne, le RN face au spectre de la rediabolisation
Après les révélations de Midi Libre concernant un policier et militant RN, les cadres ont dégainé leur défense habituelle. Mais cette mécanique de contre-feu peine à convaincre, alors que les interrogations sur la gestion de l’affaire par le maire Christophe Barthès viennent fragiliser le récit de la « brebis galeuse » -
EditoUniversités : le prix caché de la fausse gratuité
Un rapport sénatorial s'attaque aux frais d'inscription à l'université et à l'absence de sélection des étudiants. De quoi alimenté un débat nécessaire en vue de la présidentielle -
CannonadesDétroit d'Ormuz : le retour de la « guerre des pétroliers » ?
Les tankers sont devenus une cible de l'Iran mais aussi, récemment, des Etats-Unis. Une dynamique qui rappelle la guerre Iran-Irak (1981-1988), pendant laquelle des centaines de navires avaient été visés