Les actionnaires de l’ex-Pechiney reprennent en main la direction
Figure du monde de l’aluminium, unique rescapée de la direction de l’ancien Pechiney malgré plusieurs changements d’actionnaires, Christel Bories quitte le groupe Constellium (ex-Alcan Engineered Products) dont elle occupait la présidence et la direction générale depuis le rachat d’Alcan par Rio Tinto il y a cinq ans. Elle est remplacée, à titre intérimaire, par Richard Evans, ancien PDG d’Alcan, le temps de trouver un successeur définitif.
La position de Christel Bories avait été confirmée en 2010 lors de la vente par le géant minier Rio Tinto de 61% du capital d’Alcan EP à Apollo Management (51%) et au Fonds stratégique d’investissement (10%), pour un montant toujours gardé secret. Mais depuis, les relations de travail entre la dirigeante et ses nouveaux actionnaires se sont tendues. «Des divergences sont apparues sur l’organisation du groupe et son mode de gouvernance. Chez Rio Tinto, Alcan EP bénéficiait d’une grande autonomie. Les actionnaires actuels voulaient un management au jour le jour plus formaté», explique une source proche de la direction. Christel Bories a fait des propositions d’ajustement mais celles-ci ont été refusées par les actionnaires, ajoute une autre source. D’où son départ.
Selon plusieurs sources internes, la démission de Christel Bories n’est en aucun cas liée à de mauvaises performances financières. «Les résultats sont bons», assure-t-elle. La reprise en main de la direction par les actionnaires financiers de Constellium ne présage pas non plus une modification de la stratégie du producteur d’aluminium qui vise à développer sa présence en Asie. Le groupe réalise encore l’essentiel de son chiffre d’affaires en Europe et en Amérique du Nord alors que 40% du marché mondial se fait aujourd’hui en Asie.
Poussé par ses nouveaux actionnaires, qui ont à plusieurs reprises réaffirmé leur soutien financier, Constellium devrait procéder dans les prochains mois à des acquisitions, notamment en Chine, afin de répondre à la demande de ses principaux clients dans l’aéronautique, l’emballage et l’automobile. Au printemps dernier, Christel Bories avait souhaité que Constellium dégage une croissance des ventes supérieure de 50% à la moyenne de l’industrie, avec un cash-flow positif et une marge d’Ebitda de 10%, soit un saut de plusieurs points de marge par rapport à son niveau actuel. En 2010, Constellium a réalisé un chiffre d’affaires de 4,4 milliards de dollars, après 3,8 milliards en 2009.
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. «Nation en déclin» C’est l’un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle et propriété intellectuelle... Ils se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et Etats-Unis au sujet de Taïwan. Les propos de M. Xi ont dominé le premier jour de la visite. La compétition - stratégique, commerciale, technologique - est extensive et la Chine semble miser sur un déclin des Etats-Unis, subtilement évoqué par Xi Jinping lui-même lorsqu’il a cité l’historien de l’Antiquité grecque Thucydide, théoricien du risque de guerre lorsqu’une puissance émergente entre en rivalité avec une puissance dominante. M. Trump a répondu jeudi soir dans un message sur sa plateforme Truth Social. «Le président Xi a fait très élégamment référence aux Etats-Unis comme étant peut-être une nation en déclin», a-t-il dit. Mais selon lui, l’homme fort de Pékin avait à l’esprit les Etats-Unis de son prédécesseur Joe Biden, pas l’Amérique actuelle. «Il y a deux ans, nous étions effectivement une nation en déclin. Aujourd’hui, les Etats-Unis sont le pays le plus génial de la planète», a-t-il dit. «Stabilité constructive» Depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche, Chine et Etats-Unis se sont livré une âpre guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples. MM. Trump et Xi ont conclu une trêve en octobre et, depuis, la Cour suprême américaine a mis à bas les droits de douane généralisés de l’administration Trump. Mais le cessez-le-feu commercial reste exposé à l’instauration de nouvelles surtaxes américaines envisagées par le républicain. 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