Les acquisitions d’Orpea seront relutives de 15 % en 2012 et de 30 % en 2013
Changement majeur chez Orpea. Le leader européen de la prise en charge de la dépendance s’apprête à acquérir auprès de Philippe Austruy pour 129 millions d’euros, 100% de Mediter (3.810 lits) qui détient une participation majoritaire dans le groupe Mieux Vivre, et 49% de Medibelge (1.056 lits), avec une option d’achat sur les 51% restants (1.100 lits). Le parc d’Orpea s’établira ainsi début 2011 à 32.939 lits.
L’opération sera financée en titres à hauteur de 113,8 millions dans le cadre d’une augmentation de capital réservée (soit une dilution de 8% pour les actionnaires actuels) au prix unitaire de 32,50 euros. Le solde de 15,2 millions d’euros sera versé en numéraire. Philippe Austruy détiendra 8,3% du capital d’Orpea, derrière Jean-Claude Marian (28,4%, mais encore 39% des droits de vote) et Sempré (15%).
L’action a pourtant rebondi hier de 3,02% à 35 euros. «L’acquisition sera très légèrement relutive sur le bénéfice par action en 2011, puis de 15% en 2012 et 30% en 2013, confie Jean-Claude Marian, président directeur général d’Orpea. La rentabilité opérationnelle d’Orpea devrait se maintenir l’an prochain autour de 13%. La rentabilité plus basse de Mediter sera compensée par l’arrivée à maturité de beaucoup de nos établissements. Quant aux synergies, elles s’élèveront à quelques millions d’euros».
Le rachat des 49% non détenus dans le groupe Mieux Vivre, «prévu au premier trimestre 2011, et le rachat du solde de 51% de Medibelge devraient représenter un investissement additionnel de 50 millions d’euros pour Orpea », note Gilbert Dupont.
Avec l’option d’achat, exerçable de 2013 à 2015, Orpea mise à terme sur un chiffre d’affaires additionnel de 250 à 280 millions d’euros, «un objectif plancher, qui pourrait être revu à la hausse», assure Jean-Claude Marian. Pour l’heure le groupe relève seulement de 110 millions d’euros son objectif de chiffre d’affaires 2011 à 1,21 milliard. Le consensus FactSet espère 1,12 milliard.
«Nous conservons notre flexibilité financière, grâce à ce renforcement de nos fonds propres, et poursuivrons une politique d’acquisitions sélectives en France, Espagne et Italie, poursuit Jean-Claude Marian. La dette totale reprise dans les sociétés acquises représente 80 millions d’euros, auquel il faut ajouter une soulte de 15 millions d’euros, en parallèle de l’augmentation de capital de 114 millions d’euros».
Plus d'articles du même thème
-
Antin poursuit un laborieux rebond en Bourse après son point trimestriel
En dépit d'une hausse d'environ 15% depuis les nouveaux planchers historiques touchés en octobre, l'action de la société d'investissement spécialisée dans les infrastructures reste loin de son niveau de début d'année, malgré des sorties record au troisième trimestre qui accélèrent les distributions aux investisseurs. -
SES décolle en Bourse après un troisième trimestre meilleur qu'attendu
Porté par l'intégration d'Intelsat, l'opérateur satellitaire affiche un excédent brut d'exploitation en forte hausse à 413 millions d'euros entre juillet et septembre -
Commerzbank dévoile des résultats en forte hausse avant sa reprise par UniCredit
La banque allemande se dit désormais convaincue de la capacité du rapprochement avec sa concurrente italienne à créer de la valeur alors que ses résultats depuis le début de l'année atteignent des records.
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
Contenu de nos partenaires
-
Tribune libreCessions de parts de SCI : attention à la nullité
Passé inaperçu cet été, un changement de règles fiscales modifie les modalités de cession des parts de SCI, y compris familiales, entre associés -
ÉvasionA chacun son Himalaya
Nichée au pied du toit du monde, cette retraite signée Six Senses attire, aux confins de l’Inde, une clientèle de dirigeants, curieux de l’ayurvéda et célébrités incognito, venue chercher un antidote à une folle époque. -
Global BritainLe « Londongrad » veut croire à un retour en grâce après la guerre en Ukraine
A première vue, tout sépare le prince belge Henri de Croÿ et l’oligarque russe Roman Abramovitch. Le premier est le patron du cabinet juridique Hélin International jugé depuis lundi pour complicité de fraude fiscale et association de malfaiteurs devant la 32e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris. C’est un enfant de la haute dont la lignée remonte au XIIe siècle. Originaire d’un village perdu près du cercle polaire servant de goulag, le second est un orphelin juif parti de rien qui a prospéré dans le pétrole à la suite du grand pillage des privatisations des années 1990 au lendemain de la chute de l’URSS.