L'échec du projet de fusion fait remonter le cours d’EADS
Annoncé à la mi-journée, l’abandon des discussions sur le projet de rapprochement entre EADS et BAE Systems a fait réagir les boursiers. Alors que la parité 60/40 était jugée favorable à BAE, le cours du groupe européen d’aéronautique et de défense a clôturé en hausse de 5,29%, à 27,48 euros. Il accuse encore un repli de 7,04% sur un mois. Son confrère britannique et ex-partenaire BAE Systems a terminé la séance en repli de 0,74% à 323 pence.
Invesco Perpetual, qui dit détenir 13,3% des actions ordinaires de BAE, avait dressé une longue liste d’objections à la fusion, citant notamment des craintes d’ingérence des Etats, l’absence de logique stratégique de l’opération et le manque de visibilité concernant les dividendes au-delà de 2013. Le groupe Lagardère, désireux de sortir au meilleur prix d’EADS, avait également critiqué le projet de fusion.
L’Allemagne est a explicitement mise en cause dans le blocage des discussions. «Il est juste de dire qu’il y a eu des difficultés avec le gouvernement allemand», a déclaré Ian King, le président de BAE. Un porte-parole d’EADS, plus incisif, a expliqué que «le gouvernement allemand n’a donné aucune raison claire pour justifier son opposition», alors que «Paris et Londres étaient favorables à la fusion (et que) des solutions avaient été trouvées à toutes les questions soulevées par les gouvernements français et britannique».
Du côté de Berlin, on assume tout en pointant également des réserves côté français. Le secrétaire d’Etat à l’Economie Peter Hintze a estimé sur le site internet du magazine Der Spiegel que «les intérêts industriels de l’Allemagne (...) sont mieux garantis sous cette forme», c’est-à -dire en maintenant l’indépendance d’EADS.
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