Le secteur du luxe fait bon ménage avec la Bourse de Hong Kong
La Place de Hong Kong continue d’attirer les entreprises de luxe malgré les turbulences des marchés. Conseillé par Deutsche Bank, Goldman Sachs, HSBC et JPMorgan, le joaillier chinois Chow Tai Fook («chance et prospérité» en cantonais) a lancé hier le processus d’introduction en Bourse lui permettant de lever jusqu’à 2,8 milliards de dollars en ouvrant 10,5% de son capital, ce qui surpasserait en 2011 le record de 2,1 milliards récoltés par l’italien Prada en juin dernier.
Au prix indicatif de 15 à 21 dollars de Hong Kong par action, le joaillier fondé voici 80 ans serait valorisé entre 24 et 33 fois ses bénéfices pour l’exercice actuel se terminant en mars 2012, selon les chiffres communiqués aux autorités boursières locales. La prime ressortirait à environ 30% par rapport à ses concurrents domestiques Luk Fook Holdings et Chow Sang Sang Holdings, mais cette valorisation «paraît néanmoins raisonnable étant donné la taille plus importante de Chow Tai Fook», juge Patrick Yiu, managing director chez Cash Asset Management. Le prix définitif devrait être fixé le 8 décembre et la première cotation est prévue une semaine plus tard.
La moitié du produit de l’opération sera utilisée «pour financer les achats de matières premières et les stocks», tandis que 36,5% du total servira à rembourser une partie de la dette et que 5% ira à la rénovation des magasins et à l’acquisition de biens fonciers. Le reste sera affecté au financement de la R&D, du BFR et à la construction d’un immeuble de bureaux à Shenzhen.
Le groupe réalise un chiffre d’affaires annuel de 4,5 milliards de dollars, deux fois supérieur à celui de l’américain Tiffany. Avec près de 1.500 boutiques en Asie, c’est l’une des marques les plus populaires du secteur dans cette région. L’entreprise, qui s’attend à voir son chiffre d’affaires annuel grimper d’un tiers cette année, souhaite ouvrir 200 magasins par an, dont 90% en Chine.
D’autres groupes de luxe devrait également s’introduire à Hong Kong, comme le joaillier britannique Graff Diamonds qui s’apprêterait à lever l’an prochain 1 milliard de dollars. Selon CLSA Asia Pacific, la Chine et Hong Kong représenteront 44% du marché mondial des produits de luxe d’ici 2020, le cabinet McKinsey estimant que les ventes de produits de luxe dans l’empire du Milieu vont doubler entre 2010 et 2015 à 28 milliards de dollars.
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. «Nation en déclin» C’est l’un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle et propriété intellectuelle... Ils se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et Etats-Unis au sujet de Taïwan. Les propos de M. Xi ont dominé le premier jour de la visite. La compétition - stratégique, commerciale, technologique - est extensive et la Chine semble miser sur un déclin des Etats-Unis, subtilement évoqué par Xi Jinping lui-même lorsqu’il a cité l’historien de l’Antiquité grecque Thucydide, théoricien du risque de guerre lorsqu’une puissance émergente entre en rivalité avec une puissance dominante. M. Trump a répondu jeudi soir dans un message sur sa plateforme Truth Social. «Le président Xi a fait très élégamment référence aux Etats-Unis comme étant peut-être une nation en déclin», a-t-il dit. Mais selon lui, l’homme fort de Pékin avait à l’esprit les Etats-Unis de son prédécesseur Joe Biden, pas l’Amérique actuelle. «Il y a deux ans, nous étions effectivement une nation en déclin. Aujourd’hui, les Etats-Unis sont le pays le plus génial de la planète», a-t-il dit. «Stabilité constructive» Depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche, Chine et Etats-Unis se sont livré une âpre guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples. MM. Trump et Xi ont conclu une trêve en octobre et, depuis, la Cour suprême américaine a mis à bas les droits de douane généralisés de l’administration Trump. Mais le cessez-le-feu commercial reste exposé à l’instauration de nouvelles surtaxes américaines envisagées par le républicain. Actuellement, l'économie mondiale et la Chine ressentent les effets de la guerre menée par M. Trump avec Israël contre l’Iran. M. Xi a réaffirmé jeudi le vœu chinois de certitude et de prévisibilité dans un monde en proie aux turbulences. Lui et M. Trump se sont entendus pour désigner désormais les rapports sino-américains comme une «relation de stabilité stratégique constructive», selon la diplomatie chinoise. Le président chinois a promis d’ouvrir «toujours plus grand» la Chine aux entreprises étrangères. Avec l’excédent commercial chinois, les pratiques déloyales ou les violations de propriété intellectuelle imputées à la Chine, les obstacles à l’accès au marché chinois sont l’un des grands griefs des Etats-Unis, comme d’autres pays développés, à l’encontre de Pékin. M. Trump a emmené avec lui une importante délégation de grands patrons. 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