Le ralentissement de la mode & maroquinerie pénalise LVMH au troisième trimestre
Trimestre difficile pour LVMH. Le géant du luxe a publié des ventes pour le troisième trimestre en dessous des attentes du marché. Son chiffre d’affaires ressort à 7,02 milliards d’euros, alors que le consensus Bloomberg espérait 7,24 milliards. Aussi, sur les neuf premiers mois de l’année, la croissance organique se maintient à 8% comme au premier semestre, alors que le marché espérait une accélération à 10%.
La déception est d’autant plus grande que la base de comparaison était plus favorable, et que Burberry a dévoilé hier matin des ventes au détail en hausse de 17%, en ligne avec les attentes du marché. L’effet devises vient lourdement pénaliser la croissance des ventes. En données publiées, la progression n’est plus que de 4% sur les neuf premiers mois de l’année à 20,7 milliards d’euros, contre +6% au premier semestre.
La mode & maroquinerie (un tiers des ventes du groupe) souffre de nouveau. Sa croissance organique, passée de 3% au premier trimestre à 6% au deuxième trimestre, est retombée à 4% sur neuf mois, signe d’une forte détérioration durant les mois d’été. Le consensus misait pourtant sur un redressement, espérant 6% de croissance sur neuf mois. Notamment Aurel BGC tablait sur 7% de croissance au troisième trimestre, portée par «Louis Vuitton (plein effet des dernières hausses de prix, montée en puissance du cuir et succès des récentes initiatives produits) comme [par] les autres marques».
En revanche, les vins & spiritueux ont dépassé les attentes, en hausse interne de 7% sur neuf mois, alors que le consensus misait sur 5%, soit une stabilité par rapport au premier semestre. D’une part, le pôle champagne a rebondi sur le trimestre, «porté par la demande soutenue des marchés asiatiques et américain». D’autre part, le cognac Hennessy «poursuit une belle progression avec une croissance en volume solide associée à une politique ferme de prix».
Pour l’heure, LVMH «reste confiant pour l’année 2013, malgré un environnement économique incertain en Europe». En attendant, le marché risque de sanctionner les attentes déçues ce matin.
Kering publiera ses ventes trimestrielles le 24 octobre au soir, tandis qu’il faudra attendre le 7 novembre pour découvrir celles d’Hermès, et le 8 novembre pour les résultats de Richemont.
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