Le processus de cession de TDF entre dans sa phase critique
Stop ou encore pour le processus de cessions des activités françaises de TDF (ex-Télédiffusion de France) ? Le groupe de pylônes servant à diffuser la télévision attend dans les prochains jours la remise de nouvelles offres non engageantes plus détaillées que la demi-douzaine formulée en septembre par les repreneurs potentiels. Certaines d’entre elles s’étaient révélées nettement inférieures aux attentes des actionnaires ce qui laissait craindre pour la suite du processus. «Des discussions sont en cours avec plus de deux candidats sur la base de valorisations plus favorables», assure à L’Agefi une source proche du dossier. Goldman Sachs, Rothschild et BNP Paribas planchent sur le dossier.
Les actionnaires de TDF, dont certains veulent profiter de l’opération pour sortir du capital et déboucler leur LBO, viseraient une valorisation proche de 4 milliards d’euros, soit 11 fois l’Ebitda espéré pour l’exercice qui s’achèvera en mars 2014. «Macquarie, qui a mis en vente sa part de 25% au capital d’Arqiva, l’alter ego de TDF au Royaume-Uni, vise une valorisation de plus de 13 fois l’Ebitda», avance une source pour justifier le prix demandé par les actionnaires.
En face, les candidats à la reprise miseraient sur la volonté de sortie présumée urgente de certains actionnaires, ou de leurs difficultés, pour tirer les prix vers le bas. Objet de deux LBO successifs, en 2002 et fin 2006, TDF est aujourd’hui contrôlé par TPG (42%), le Fonds stratégique d’investissement (24%), Ardian (18%) et Charterhouse (14%). Selon le calendrier initial, TDF souhaiterait aboutir début 2014.
Si les offres se révèlent insuffisantes, le groupe et ses actionnaires pourraient changer leur fusil d’épaule et se lancer dans une nouvelle opération de restructuration de la dette. Celle-ci a déjà été renégociée mi-2011, mais TDF s’est gardé une marge de manœuvre.
Envisagée à l’époque, l’option de l’émission obligataire «high yield» n’a pas été activée. La dette de TDF se compose de 3,8 milliards d’euros de dette senior, dont 3,5 milliards qui arrivent à maturité en 2016, après deux échéances en 2014 et 2015 de 80 et 140 millions. A cela s’ajoutent 400 millions d’un crédit revolving «capé», utilisé à moitié. Le coût de la dette ressort à 6,5% environ, soit un service annuel de 270 millions.
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