Le prix du gaz va flamber de 12,6% en octobre en France
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La facture de gaz des Français s’annonce salée pour cet hiver. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a annoncé ce lundi une hausse record de 12,6% du tarif réglementé de vente de gaz naturel (TRVG) d’Engie au 1er octobre 2021. « Cette évolution résulte de la hausse, historique, des prix du gaz sur le marché mondial qui se répercute sur les coûts d’approvisionnement du fournisseur de gaz Engie », explique la CRE dans un communiqué.
« Les hausses des TRVG reflètent strictement l’évolution des coûts d’achat du gaz des fournisseurs historiques, dont Engie, dont les bénéfices n’augmentent pas du fait de cette hausse », rappelle la CRE, alors que la flambée des prix du gaz ces derniers mois sur les marchés internationaux alimente une forte pression politique et sociale dans certains pays.
La CRE souligne que « la France ne dispose pas de gaz sur son territoire et importe 99% de sa consommation de gaz naturel, elle est donc exposée, comme le reste de l’Europe, aux variations des prix de marchés européens et mondiaux ».
La hausse pour octobre est la plus forte annoncée depuis le début de l’année. Les TRVG avaient été augmentés de 4,4 % en juin, puis de 10% en juillet, de 5,3% en août et de 8,7% en septembre.
Hausse de 44% de la facture depuis début 2020
Au 31 août 2021, les TRVG concernent environ 3 millions de consommateurs résidentiels, dont 2,77 millions chez Engie. « Ils représentent seulement 7,5 % de la consommation nationale de gaz », explique la CRE selon laquelle « plus de la moitié des consommateurs résidentiels ont pris des contrats en offre de marché à prix fixe sur plusieurs années et ne sont pas concernés à court terme par cette hausse ».
Néanmoins, depuis le 1er janvier 2019, les TRVG d’Engie ont augmenté de 31,9% et de 33% depuis le 1er janvier 2015. Ainsi, au 1er octobre, « le montant de la facture TTC d’un ménage chauffé au gaz et disposant d’un contrat au TRVG d’Engie, est de 1482 €/an soit une hausse de +29% depuis le 1er janvier 2019 et de +44% depuis le 1er janvier 2020 », calcule la CRE.
Cette dégradation de la balance commerciale résulte de l’achat d’hydrocarbures à des prix plus élevés, qui n’est pas compensé par l’augmentation des exportations d’électricité ou de produits raffinés.
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