Le président d’EssilorLuxottica, l’italien Leonardo Del Vecchio, est décédé
Une grande figure du monde des affaires en Italie vient de s'éteindre. Leonardo Del Vecchio, milliardaire italien et président du conseil d’administration du lunetier franco-italien EssilorLuxottica, est décédé à l'âge de 87 ans à Milan, ont rapporté lundi des médias italiens.
EssilorLuxottica a confirmé le décès de son président dans un communiqué, ajoutant que le conseil d’administration allait se réunir pour décider des prochaines étapes.
Leonardo Del Vecchio a amassé une fortune de plusieurs dizaines de milliards d’euros dans l’une des plus célèbres histoires d’enrichissement de l’Italie de l’après-guerre.
32% d’EssilorLuxottica
Leonardo Del Vecchio présidait encore le géant de l’optique EssilorLuxottica, né en 2018 de la fusion entre son entreprise Luxottica, qu’il a créée en 1961, et le français Essilor. La question de la gouvernance avait suscité des remous, encore en 2021. L’entreprise possède la marque Ray-Ban. Le groupe est le premier distributeur mondial de lunettes avec 180.000 employés et plus de 7.000 points de vente.
Suite à l’annonce de son décès, l’action EssilorLuxottica, dont la famille Del Vecchio détient environ 32% du capital, en hausse de 1% à l’ouverture, accusait une baisse de 1,54%, à 144,30 euros, lundi midi à la Bourse de Paris.
L’influence de l’homme d’affaires s'étendait au-delà de sa propre entreprise. Sa holding Delfin est le principal actionnaire de la banque italienne Mediobanca et détient une participation d’un peu moins de 10% dans l’assureur italien Generali. Le cours de Bourse de Mediobanca s’inscrivait en baisse de près de 3%, et celui de Generali en baisse de 2,56% lundi midi.
Parmi les hommages rendus lundi, Paolo Gentiloni, le commissaire européen à l'Économie, a salué sur Twitter «un grand Italien. Son histoire, de l’orphelinat à la direction d’un empire commercial, semble être une histoire d’un autre temps. Mais c’est un exemple pour aujourd’hui et pour demain».
Plus d'articles du même thème
-
La livre retrouve espoir
Retrouvez la chronique heddomadaire de Defthedge sur le marché des changes. -
La nouvelle génération de philanthropes fait de l’impact une priorité
Plus structurée, la philanthropie séduit une nouvelle génération en quête d’impact mesurable, révèle une étude de Lombard Odier. -
Zurich et Allianz cherchent à éviter d'être associés à la tourmente de Radiant
Les deux assureurs ont souscrit des polices couvrant les transactions du négociant en minerai de fer singapourien Radiant World, aujourd’hui accusé de fraude, mais estiment que leur exposition sera non significative.
ETF à la Une
Amundi dévoile un ETF conçu pour Zenkyoren
- Le potentiel de progression des marchés actions se réduit à peau de chagrin
- Combien coûterait aux banques une hausse du plafond du Livret A
- Le Crédit Mutuel Arkéa pousse les feux avec Fortuneo
- Les investisseurs actions et crédit se protègent contre le risque politique français
- La Banque Delubac, toujours en pertes, cherche du capital
Contenu de nos partenaires
-
Choc d'offresFiscalité sur les transmissions : le grand chamboulement proposé par les notaires
Faire de la fiscalité un levier économique. C'est l'idée forte qui sera défendue par les notaires de France lors de leur prochain congrès début octobre -
Plus le choixLa réduction du déficit suspendue à 6 milliards d'économies sur les retraites
Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a soumis des propositions à l'arbitrage du Premier ministre qui devrait trancher ce week-end. Pour contenir le déficit à 5 %, juste en dessous de 5,1 % atteint en 2025, il faut soit désindexer totalement les pensions, soit supprimer l'abattement de 10 % sur leur revenu dont bénéficient les retraités -
SouverainetéMarchés publics : « La préférence européenne est une expression taboue »
La réforme portée par Stéphane Séjourné apporte d'importantes avancées, estime l'économiste Sarah Guillou, qui identifie d'autres leviers à mobiliser pour améliorer la compétitivité de l'industrie européenne.