Le plan de marche de Rexel rassure sur la résistance de son modèle
Avec le plan stratégique «Energy in motion» à horizon 2015 dévoilé hier, Rexel a souhaité selon les termes du président de son directoire Rudy Provoost «se dote(r) d’une feuille de route claire pour accélérer sa croissance rentable». Un exercice de présentation réussi selon Aurel, car il «donne une visibilité à l’investisseur sur les prochains exercices, ce qui est appréciable au vu du contexte». Cela même si les nouveaux objectifs sont «relativement prudents» pour Oddo et «ne sont pas significativement différents», selon CM-CIC, de ceux du précédent plan dévoilé en décembre 2010.
Gage de confiance d’ailleurs et de respect de la feuille de route à court terme, Rexel a confirmé hier ses prévisions 2012 et 2013 en dépit d’un «contexte économique incertain». Des objectifs qui passent cette année par une marge opérationnelle courante (Ebita) au moins égale à celle de 5,7% enregistrée en 2011, pour une croissance organique (hors «effet cuivre» lié à l’évolution du prix des câbles à base de cuivre, ayant abaissé la croissance de 1,1 point au premier trimestre) supérieure à la croissance moyenne pondérée des PIB des pays dans lesquels le groupe opère.
Rexel se veut plus conquérant sur ce dernier indicateur à moyen terme, en visant, «en l’absence d’un ralentissement économique majeur» un rythme annuel de croissance de deux points environ supérieur à celui des économies où le groupe est présent. Il vise particulièrement les segments de l’efficacité énergétique ainsi que les secteurs pétrolier, gazier et minier.
Le distributeur entend qui plus est, après avoir annoncé ce mois-ci l’acquisition aux Etats-Unis de Platt Electric Supply, rester «un leader de la consolidation du marché», avec un budget annuel moyen de 500 millions d’euros dédié aux opérations de croissance externe. Ces dernières (grâce auxquelles les ventes au sein des pays en forte croissance pourraient dépasser 10% du total en 2015) pourraient ainsi selon le plan de Rexel représenter une hausse moyenne annuelle de 3 à 5% du chiffre d’affaires entre 2011 et 2015.
Rexel n’entend nullement sacrifier la rentabilité. Misant notamment sur la consolidation des systèmes informatiques ou l’optimisation de la chaîne d’approvisionnement, le groupe table sur une marge d’Ebita ajusté supérieure à 6,5% en 2015. Un objectif qui «ne constitue pas une réelle surprise» pour Aurel.
Plus d'articles du même thème
-
Fitch abaisse la perspective de la France
Dans une décision surprise intervenue vendredi soir en dehors du calendrier habituel, l'agence de notation indique ne pas croire à une réduction du déficit en 2027. -
Gare au short squeeze
Retrouvez comme chaque semaine l'analyse du marché des changes de DeftHedge. -
Monaco sort de la liste grise du Gafi
La décision récompense un ensemble de mesures prises par la principauté depuis 2024, date de son inscription sur la liste des pays placés sous surveillance renforcée.
ETF à la Une
BlackRock accélère le développement de sa gamme d’ETF obligataires actifs
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
- Eurazeo opte pour une direction resserrée pour sortir du piège de la décote
Contenu de nos partenaires
-
Iran : en cas de nouveau bombardement, Mojtaba Khamenei menace les Etats-Unis d’une « riposte sans limite géographique »
Les déclarations de Mojtaba Khamenei, le Guide suprême iranien, ont eu lieu samedi 31 octobre, alors que des efforts diplomatiques sont en cours pour tenter d’éviter la reprise des hostilités avec les Etats-Unis. Une délégation qatarie a ainsi rejoint Téhéran vendredi -
Mobilisation du 31 octobre : les défilés sont globalement calmes dans les grandes villes, la situation se tend à Marseille
Près de 150 défilés sont prévus en France pour la défense du pouvoir d’achat. Des manifestations ont lieu à Paris, Lyon, Marseille, Nice, Nantes, Guéret, Pau, etc. Les autorités ont mobilisé 70 000 policiers et gendarmes pour assurer l’ordre public -
Brésil : Flavio Bolsonaro affirme avoir quitté son pays afin de fuir une « persécution »
Après sa défaite à l'élection présidentielle brésilienne, Flavio Bolsonaro a légitimé sa fuite du Brésil. « La persécution a commencé même plus tôt que je ne l’imaginais », a assuré le sénateur lors d’un direct sur Instagram