Le marché automobile français veut croire à un nouveau départ
Le marché automobile français pourrait avoir «touché le fond» en juin, à en croire Patrick Blain, le président du Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). Avec 190.199 véhicules particuliers précisément écoulés le mois dernier selon le CCFA, le marché hexagonal concède pourtant un repli de 9,0%, le vingtième mois consécutif de baisse. Une glissade il est vrai ramenée à 4,4% à nombres de jours ouvrables comparables (20 en juin 2013 contre 21 en 2012). Sur l’ensemble du premier semestre, la baisse atteint respectivement 11,3 et 9,9% (123 contre 125 jours ouvrables).
Patrick Blain veut croire qu’«au mois de juin, le marché des commandes a l’air de se stabiliser». Le CCFA a donc confirmé sa prévision d’un repli de 8% sur l’ensemble de l’année 2013, ce qui «suppose une stabilisation sur le deuxième semestre», selon son président. BNP Paribas CIB va jusqu’à miser sur une progression mensuelle du marché sur juillet, hausse qui pourrait marquer «le début d’une nouvelle tendance», sur fond de déblocage anticipé de l’épargne salariale, de nécessité de remplacement des véhicules après près de deux années de disette, et de maintien des rabais offerts dans les concessions.
Pour l’heure, la toute relative embellie du mois de juin est à mettre pour bonne part au crédit des acteurs locaux. Ils concèdent en données brutes une baisse de 6,9% de leurs immatriculations, pour représenter 55,7% du marché, soit 1,2 point de mieux qu’en juin 2012. Dans ce contexte, la marque Renault se distingue particulièrement en parvenant à afficher une hausse de 0,4%. A l’inverse, la marque à bas coûts du groupe, Dacia, après un début d’année en fanfare et une quasi-stagnation en mai, subit un sérieux revers en juin avec une chute de 20,2% de ses ventes. De quoi réduire l’avancée de la marque à contre-courant à 9,1% sur les six premiers mois de l’année.
Les constructeurs étrangers cèdent en parallèle 11,4% de leurs volumes en juin, le numéro un européen Volkswagen abandonnant 10,0%. Sur six mois certes, les étrangers parviennent encore à devancer leurs concurrents français, mais l’écart est mince (-10,7% contre -11,8%). Ainsi le recul de 5,9% subi par Audi ne suffit-il pas au groupe Volkswagen, qui cède 11,2% sur le semestre, tandis que Ford et General Motors (Opel et Chevrolet) voient leurs immatriculations en France plonger de 22,6 et 25,2%.
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