Le marché automobile français limite la casse

Au regard des chiffres d’octobre, les acteurs de l’automobile jugent possible une baisse contenue à 5 % sur l’année 2010
Olivier Decarre

Le marché automobile français a basculé. Avec une chute de 18,7% en octobre, il affiche désormais une baisse en cumul annuel: de -1,4% contre +0,8% à fin septembre. Ceci étant, ce recul à fin octobre (qui affecte dans les mêmes proportions les groupes français et étrangers) donne paradoxalement un peu d’espoir aux acteurs de marché.

Au cours de l’été, le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA) évoquait encore l’objectif de 2 millions d’unités en 2010, laissant deviner une baisse annuelle de 10% environ avec un plongeon de quelque 35% sur les derniers mois. Mais avec 1,83 million d’immatriculation au compteur à fin octobre, cette prévision appartient bel et bien au passé.

«Les chiffres pourraient être moins mauvais que prévu», indiquait hier un porte-parole du CCFA, confirmant une tendance aperçue dès le mois dernier. Renault a par exemple évoqué une baisse possible de 5% sur l’année, qui supposerait un recul de 21,5% en moyenne sur novembre et décembre. «C’est tout à fait jouable», remarque-t-on au CCFA en soulignant que si l’arrêt progressif des primes à la casse se fera sentir, le marché pourra être en partie soutenu par les livraisons de commandes passées lors du Mondial de l’automobile de Paris. Ainsi, l’année pourrait être bouclée sur des volumes de 2,15 millions de véhicules, soit 3,5% au-dessus de la moyenne des cinq années précédentes.

Le CCFA reste en revanche prudent pour 2011, année pour laquelle il ne s’engage pas encore. Or, c’est bien sur la tenue des ventes l’an prochain que portent aujourd’hui les interrogations. L’observatoire Cetelem de l’automobile table sur une nouvelle contraction de 5% qui ramènerait les ventes autour du seuil symbolique des 2 millions d’unités.

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