Le marché automobile français a poursuivi en août son inexorable déclin
Le mois d’août, traditionnellement calme au sein des concessions automobiles, n’a pas rimé, sans surprise, avec regain de confiance de la part du consommateur français. Le marché a en effet subi en août son dixième mois consécutif de repli, avec 96.115 voitures particulières neuves immatriculées selon le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). Soit un recul de 11,4% par rapport à août 2011, pour un nombre identique de 22 jours ouvrables.
Sur les 8 premiers mois de l’année, le marché abandonne ainsi 13,4% (13,9% à nombre de jours ouvrables comparables) à moins de 1,3 million d’unités écoulées. De quoi confirmer des prévisions très prudentes pour l’ensemble de l’exercice. BNP Paribas, se désolant de l’atonie de la consommation privée, misait hier sur une glissade annuelle supérieure à 12%. Une baisse qui entraînerait le marché hexagonal sous le seuil des 2 millions de véhicules immatriculés pour la première fois depuis 1998, souligne la banque. Le CCFA a ajusté cet été sa prévision de recul dans le bas de la fourchette de 8 à 10% anticipée auparavant, après que Renault et Peugeot ont revu en baisse au mois de juin leurs attentes, tablant respectivement sur un repli de 12 et 11%.
Les deux constructeurs français continuent de pâtir le plus sévèrement de la prudence des automobilistes. De janvier à août, leur part de marché cumulée a concédé un recul de 3,6 points, à 53,5%, pour un volume d’immatriculations en repli de 18,8% (-18,0% pour Renault, -19,7% pour PSA Peugeot Citroën). Le mois dernier, les deux groupes ont affiché une baisse de 15,2% de leurs immatriculations, en dépit de la relative bonne tenue de la marque Peugeot (-3,4%) et de la sensible progression de 21,1% de la marque à bas prix de Renault, Dacia (-1,7% sur 8 mois à 56.281 véhicules).
Dans ce contexte morose, PSA a fait part hier de la nomination à compter du 1er octobre de Maxime Picat, jusqu’ici responsable de la coentreprise chinoise DongFeng Peugeot Citroën Automobiles, en tant que directeur général de la marque Peugeot en remplacement de Vincent Rambaud, qui «a décidé, pour des raisons personnelles», de quitter le groupe.
En parallèle, la souffrance des constructeurs étrangers apparaît moindre, avec des baisses de volumes de 6,8 et 6,2% respectivement sur 1 et 8 mois. Depuis le début de l’année, le groupe Volkswagen gagne 1,5 point de part de marché, à 13,8%.
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