Le marché automobile européen sort d’un automne rigoureux
Le marché automobile européen a ces derniers mois finalement retrouvé une direction claire. Il s’agit cependant d’une pente descendante. A la suite d’une hausse de 7,7% affichée en août dernier (par rapport au même mois de l’année précédente), le rythme d’évolution du volume des immatriculations au sein de l’Europe des Vingt-Sept s’est dégradé, d’une hausse modeste de 0,7% en septembre, au passage en territoire négatif avec un repli de 1,8% en octobre. Enfin, selon les chiffres publiés vendredi par l’Association des constructeurs européens d’automobiles (Acea), le marché s’est contracté de 3,5% le mois dernier, à 1,03 million d’unités. Sur les onze premiers mois de l’année, les immatriculations européennes accusent un recul de 1,4%.
A contre-courant, le marché allemand, qui a le premier au sein des principaux marchés du Vieux Continent renoncé aux dispositifs publics d’incitation, poursuit sa course en avant, avec une progression de 2,6% en novembre et de 9,1% sur onze mois. Fort logiquement, le champion national, Volkswagen (+5,5% et +7,4%), continue d’engranger des parts de marché. De janvier à novembre, le numéro un européen accapare 23,2% des ventes, 1,9 point de mieux que l’an passé.
Les autres font grise mine. A l’image des marchés français et italien en chute de respectivement 7,7% et 9,2% le mois dernier (-0,3% et -10,6% en 2011). Les constructeurs nationaux concèdent dans la foulée de sérieux revers, comme Fiat qui cède 11,9% sur onze mois. Encore le constructeur italien bénéficie-t-il des progressions affichées par Alfa Romeo et Jeep, la marque Fiat isolée reculant de 17,2% cette année. Et les groupes français perdent du terrain, PSA Peugeot Citroën chutant de 13,7% en novembre.
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