Le marché automobile européen s’enfonce davantage dans la crise
La dégradation du marché automobile européen se poursuit. Le mois dernier, le volume d’immatriculations au sein des Vingt-Sept (hors Malte) a cédé 9,7% par rapport à février 2011 (à près de 889.000 véhicules), son cinquième mois de repli consécutif d’après l’Association des constructeurs européens d’automobiles (Acea). Encore cette dernière souligne-t-elle qu’en cette année bissextile le mois écoulé a compté en moyenne un jour ouvrable de plus que l’an passé. Le repli est de 8,3% pour les deux premiers mois de l’année, sous le coup de la morosité du consommateur.
Alors que le marché allemand a été stable en février, après avoir repris son souffle en janvier, le marché du Vieux Continent a été emporté en premier lieu par la piètre évolution des autres principaux marchés que sont la France (-20,2%) et l’Italie (-18,9%). Le palmarès des constructeurs suit la même logique. Si les ventes de Volkswagen (affecté par le repli de Seat) abandonnent 2,6% le mois dernier, celles de Fiat cèdent 16,7%. Les constructeurs français sont également à la peine, avec un repli de 16,8% des volumes pour PSA Peugeot Citroën et, surtout, de 24,0% pour Renault.
Le patron de la marque au losange, Carlos Ghosn, a récemment lancé que le mouvement de concentration au sein du secteur était voué à s’accélérer, car «nul ne peut assurer en solitaire les niveaux d’investissements nécessaires». En quête d’un partenaire, Fiat n’entrevoit pas de rétablissement du marché avant 2014. Le Commissaire européen à l’industrie et aux entreprises, Antonio Tajani, a d’ailleurs répondu à l’appel à l’aide lancé à l’occasion du Salon de Genève par des constructeurs confrontés à d’importantes surcapacités de production en promettant un moratoire sur les directives susceptibles d’accroître les coûts.
{"title":"","image":"78069»,"legend":"immatriculations Europe»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
L’obligataire renoue avec un plus haut de deux ans dans le Panel Allocation
Cette classe d’actifs pèse de nouveau 45% dans les portefeuilles, tandis que les actions reculent à 49% et les actifs alternatifs à 4%. -
Fitch abaisse la perspective de la France
Dans une décision surprise intervenue vendredi soir en dehors du calendrier habituel, l'agence de notation indique ne pas croire à une réduction du déficit en 2027. -
Gare au short squeeze
Retrouvez comme chaque semaine l'analyse du marché des changes de DeftHedge.
ETF à la Une
BlackRock accélère le développement de sa gamme d’ETF obligataires actifs
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
- Eurazeo opte pour une direction resserrée pour sortir du piège de la décote
- Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Contenu de nos partenaires
-
Récits du quotidien« C’est ce qu’aurait fait de Gaulle » : ce que cache la popularité de David Lisnard sur les réseaux sociaux
Le candidat libéral a vu sa notoriété gonfler sans adopter les mêmes codes de communication que les autres candidats à l’élection présidentielle -
Déjà-vuRelever le plafond du livret A pour financer la rénovation des lycées, une fausse bonne idée ?
Le gouvernement réfléchit à augmenter le maxixum pouvant êre mis sur placement préféré des Français à 30 000 euros. Une mesure qui pourrait toutefois faire chou blanc -
La Fabrique de l'OpinionGaspard Koenig : « Il est insensé que les partis du centre et de la droite ne saisissent pas l’importance systémique de l'écologie »
« A quoi bon parler des retraites ou de la croissance si notre milieu devient invivable, si les sols sont infertiles et les rivières asséchées ? Si les libéraux sont fidèles à l’ouverture intellectuelle et au respect de la science qu’ils revendiquent, les faits devraient les obliger »