Le marché automobile européen entraîne Faurecia dans sa chute
Faurecia a une nouvelle fois pris acte hier de l’impact de la dégringolade du marché automobile européen. Alors que ce recul atteignait déjà 7,6% sur neuf mois à fin septembre selon l’Acea, l’équipementier automobile détenu à 57,4% par PSA Peugeot Citroën a souligné que l’«ensemble des prévisions s’accorde sur une amplification de la baisse de la production» au trimestre en cours.
De quoi inciter le groupe à revoir en baisse son objectif annuel de résultat opérationnel, attendu désormais «supérieur à 500 millions d’euros». Il s’agit du deuxième avertissement lancé par Faurecia cette année, après celui de juillet quand l’objectif avait été ramené d’une fourchette de 610 à 670 millions d’euros à une estimation de 560 à 610 millions. Cela alors que les mesures d’adaptation annoncées en juillet ont soutenu «un ajustement déjà significatif des coûts».
A en croire le directeur financier Frank Imbert, ce plan, qui excluait tout plan social, n’a pas pour l’heure à être renforcé, avec des charges comprises entre 80 et 90 millions d’euros. Le dirigeant a pour autant reconnu que le manque de visibilité actuel ne permet pas d’exclure une poursuite du déstockage de la part des constructeurs au-delà du trimestre en cours.
La prudence affichée par Faurecia pour le Vieux Continent a soutenu un repli de 3,9% du titre hier, à 12,19 euros, les opérateurs n’étant pas tout à fait consolés par la «hausse sensible des parts de marché» et le «meilleur équilibre géographique» des ventes affichés par le groupe. A 4,09 milliards d’euros, le chiffre d’affaires du troisième trimestre publié hier est en hausse de 7,9%, une hausse réduite à 0,1% à données comparables, à savoir particulièrement hors intégration de l’usine Ford de Saline dans le Michigan (pour 112,8 millions).
Face à un recul organique de 4,2% des ventes de produits (livraisons de pièces et composants aux constructeurs qui excluent les monolithes pour représenter 79% des ventes du groupe, en hausse organique de 3,2%) en Europe, Faurecia met en avant un bond de 19% en Amérique du Nord (51% en données brutes, avec des nouveaux programmes pour Daimler, Volkswagen ou Nissan) et de 10% tant en Amérique du Sud qu’en Asie (+11,6% en Chine). Le groupe réduit ainsi de fait sa dépendance à l’Europe, qui a représenté sur la période 52% des ventes de produits, 8 points de moins qu’il y a un an.
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