Le marché automobile européen demeure en quête d’une direction stable
Le marché automobile européen se livre décidément cette année à un parcours de montagnes russes. Après avoir selon l’Association européenne des constructeurs d’automobiles (Acea) progressé de 7,1% en mai par rapport au même mois de 2010 et chuté de 8,1% en juin et de 2,0% en juillet, le volume d’immatriculations au sein de l’Europe des Vingt-Sept (hors Chypre et Malte) a retrouvé une nette évolution positive le mois dernier, avec un gain de 7,7%. L’Association professionnelle indique dès lors que le marché a enregistré sur les huit premiers mois de l’année une baisse de 1,3% à 8,89 millions de véhicules.
L’Allemagne (+11,2% sur huit mois) est le seul grand marché européen à avoir vu ses ventes progresser sur chacun des deux mois écoulés, les autres accusant un repli en juillet. Logiquement, les constructeurs allemands tirent particulièrement leur épingle du jeu dans cet environnement chahuté, Volkswagen en tête. Le numéro un européen conforte sa suprématie, avec une part de marché de 23,1% à fin août, 1,8 point de mieux que l’an passé sur la même période.
Dès lors, le marché semble se diriger vers un exercice hésitant. Louis Capital Markets attend un «léger recul», tandis que CM-CIC Securities relève le «sourire» des constructeurs à l’occasion du Salon de Francfort, tous ayant confirmé leurs attentes, principalement celles d’un marché stable. Pour autant, le courtier souligne le manque total de visibilité sur 2012, même si la baisse d’au moins 10% des ventes que semble valoriser le marché boursier lui apparaît excessive. CM-CIC Securities estime tout de même que les constructeurs se sont préparés, sur fond notamment d’une baisse des niveaux de stocks ou d’une part plus importante des ventes hors d’Europe.
{"title":"","image":"77434»,"legend":"IMMATRICULATIONS EUROPE»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Les acteurs crypto veulent séduire les banques
La Paris Blockchain Week a réuni plus de 10.000 participants au Carrousel du Louvre selon les organisateurs. 200 acteurs bancaires étaient présents, preuve de l'intérêt croissant qu'ils portent au secteur. -
Le nouveau patron d'Alstom révise les ambitions à moyen terme du groupe
L'équipementier ferroviaire, dirigé depuis avril par Martin Sion, n'atteindra pas ses objectifs de marge d'exploitation ajustée et de cash-flows cumulés à l'horizon de l'exercice 2026/2027. La faute à certains grands projets. -
Les flux de capitaux vers les pays émergents ont été multipliés par huit en vingt ans
Les pays émergents attirent davantage de capitaux de la part d’investisseurs non bancaires, ce qui leur procure une certaine abondance de financements. Cela revêt aussi des inconvénients, comme la hausse de la volatilité.
ETF à la Une
Morgan Stanley entre dans la danse des ETF bitcoin
- A la Société Générale, le nombre de banquiers millionnaires a baissé en 2025
- HSBC va revoir sa politique de télétravail en France d’ici l’été
- Faute de moteurs, Airbus réalise son pire début d'année depuis 20 ans
- Apple domine le marché mondial des smartphones au premier trimestre
- Macif veut continuer à faire sauter les cloisons de l’assurance
Contenu de nos partenaires
-
Loi Yadan : le RN sur une ligne de crête
D’un côté, une loi jugée inutile et liberticide. De l’autre, un vote favorable envisagé au nom du symbole de la lutte contre l’antisémitisme. Face aux contradictions, le RN mise sur l’ambiguïté -
En Israël, le non-débat autour de la loi Yadan
La critique du sionisme ne relève pas d'une infraction pénale en Israël -
Bataille navaleGuerre au Moyen-Orient : Paris et Londres voient large pour sécuriser le détroit d’Ormuz
Les dirigeants français et britannique président ensemble, à l’Elysée, un sommet en faveur du rétablissement de libre circulation maritime dans le golfe Persique