Le marché automobile européen achève l’année 2012 en chute libre
Cruelle fin d’année pour le marché automobile européen, dont la chute s’est accélérée en décembre (quinzième mois consécutif de baisse) au sein des Vingt-Sept pour atteindre 16,3%, à moins de 800.000 véhicules selon l’Association des constructeurs européens d’automobiles (Acea), qui précise que le mois a compté en moyenne deux jours ouvrables de moins qu’en 2011. De quoi ramener le volume d’immatriculations enregistrées l’an passé à un plus bas depuis 1995, à 12,05 millions d’unités. Un chiffre en baisse de 8,2%.
Et le marché ne devrait pas repartir de l’avant en 2013, comme en témoignent les milliers de suppressions de postes ou fermetures d’usines envisagées par les constructeurs. Le patron de Renault, Carlos Ghosn, mise sur une baisse de 3%, PSA Peugeot Citroën tablant sur un recul pouvant atteindre 5%. Analyste chez Barclays, Michael Tyndall souligne de son côté que l’amélioration de la confiance du consommateur dans les marchés clés constitue un préalable à tout espoir de stabilisation de la demande automobile.
Parmi ces marchés nationaux, le Royaume-Uni s’est à nouveau distingué à la hausse (+3,7%) le mois dernier, chipant sur l’année (+5,3%) la deuxième place du continent à la France, qui affiche des chutes de 14,6 et 13,9% sur un et douze mois. Les marchés grec et portugais ferment la marche sur 2012 avec des plongeons de 40,1 et 37,9%. Même l’Allemagne a calé en fin d’année (-16,4%) pour concéder un repli annuel de 2,9%. De quoi déstabiliser le groupe Volkswagen, dont le recul des ventes en décembre (-16,2%) a également concerné sa marque haut de gamme Audi (-19,0%, +3,1% sur 2012). Le numéro un européen a tout de même grappillé 1,7 point du marché l’an passé à 24,7%, ses dauphins PSA et Renault subissant en parallèle un recul cumulé de 1,8 point à 20,4%.
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