Le marché automobile européen a poursuivi en octobre sa lente convalescence
Le marché automobile européen retrouve des couleurs. Son retour à meilleure fortune s’est confirmé au mois d’octobre, avec selon l’Acea (Association des constructeurs européens d’automobiles) une progression de 4,7% du volume des immatriculations de véhicules particuliers à 1 million d’unités au sein des Vingt-Sept (la Croatie sera intégrée l’an prochain aux statistiques). De quoi, après la progression de 5,4% observée en septembre, ramener le recul du marché depuis le début de l’année à 3,1% (10 millions de véhicules).
Mais quand bien même l’«amélioration se confirme en octobre», comme le souligne la recherche crédit de Natixis, l’exercice 2013 devrait se solder par une sixième baisse consécutive, à un plus bas niveau depuis vingt ans. Avant que le marché n’affiche un gain l’an prochain, selon nombre d’observateurs.
«Le marché pourrait se redresser plus vite que nous ne l’avions anticipé», lance le responsable des prévisions pour l’Europe chez LMC Automotive, Jonathan Poskitt, qui concède tout de même qu’avec un taux d’utilisation de 65% de la capacité maximale des usines, «la surcapacité reste un problème». Pour autant, Thomas Besson chez Kepler Chevreux indique que «nous pouvons dire avec certitude que nous avons touché le fond» en termes de ventes il y a quelques mois.
L’analyste reste prudent sur le fort rebond observé le mois dernier en Espagne (+34,4%, +1,1% sur dix mois), un gain relativement «artificiel» sur fond de prolongation du dispositif public d’incitation. Spécialiste du secteur chez EY, Peter Fuss veut pourtant voir dans l’euphorie du mois d’octobre un signe «très positif» symbole du regain de confiance en zone euro. De fait, seule l’Italie (-5,6%) a subi un repli le mois dernier parmi les marchés représentant plus de 100.000 véhicules (Allemagne +2,3%, France +2,6%, Royaume-Uni +4,0%).
Sous l’angle des constructeurs, les nouveaux modèles soutiennent les ventes, comme pour Renault qui progresse de 14,8% en octobre et de 1,8% en 2013 (-3,6% pour la marque au losange et +20,2% pour sa filiale Dacia). Des efforts dont n’a pas encore pleinement tiré parti PSA Peugeot Citroën, dont les ventes cèdent 0,9 et 10,3% sur un et dix mois, tandis que Fiat pâtit du vieillissement de sa gamme (-7,3 et -8,0%). En parallèle, Volkswagen conforte sa place de numéro un européen en accaparant près d’un quart du marché (24,8% sur dix mois, en hausse de 0,1 point).
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