Le marché auto européen a connu son pire mois de mars depuis quatorze ans
Du jamais vu depuis 14 ans. L’Association des constructeurs européens d’automobiles (Acea) a souligné hier que le marché du Vieux Continent n’avait pas eu si mauvaise mine au mois de mars depuis 1998. Selon l’association professionnelle, le volume des immatriculations au sein de l’Europe des Vingt-Sept (hors Malte) a chuté de 7% le mois dernier par rapport à mars 2011, accusant son sixième repli mensuel consécutif. Sur l’ensemble du premier trimestre, la baisse atteint 7,7%, à 3,31 millions de véhicules. De grands constructeurs comme Peugeot, Toyota ou BMW misent sur un repli voisin de 5% sur l’ensemble de l’année en cours.
Le marché européen est resté ces derniers mois ostensiblement plombé en premier lieu par la morosité du consommateur en France et en Italie, où la baisse s’est accélérée en mars. Sur un et trois mois, le nombre de véhicules écoulés est en baisse de 23,2% et 21,6% à l’Ouest des Alpes, de 26,7% et 21,0% à l’Est. Le palmarès des constructeurs nationaux reflète ces déconvenues, PSA Peugeot Citroën cédant respectivement 19,4% et 17,3%, Renault 20,6% et 23,1%, Fiat 26,1% et 20,3%.
Les piètres performances des marchés du Sud de l’Europe (-4,5% et -1,9% en Espagne sur un et trois mois) ont masqué le timide redressement des deux principaux marchés du continent sur le trimestre, à savoir l’Allemagne (+3,4% et +1,3%) et le Royaume-Uni (+1,8% et +0,9%). Un contexte qui permet à Volkswagen de renforcer sa suprématie. Avec un volume d’immatriculations stable sur trois mois à la faveur d’une progression de 1,3% en mars, le constructeur allemand affiche une part de marché de 23,6%, 1,8 point de mieux qu’au premier trimestre 2011. Ses deux poursuivants français abandonnent en parallèle 3,1 points à 20,3%.
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