Le Groupe Partouche trouve enfin un accord avec ses créanciers
Enfin Partouche peut regarder l’avenir plus sereinement. Son plan de sauvegarde a été adopté à l’unanimité ce week-end par les comités des fournisseurs et des établissements de crédit, et devrait être prochainement homologué par le tribunal de commerce de Paris. Une signature saluée hier par un rebond de 16,26% de l’action Partouche à 1,43 euro, soit un retour sur les niveaux du printemps 2012.
Fin septembre 2013, Groupe Partouche avait demandé et obtenu du tribunal d’être placé en sauvegarde, faute d’accord avec ses créanciers sur le réaménagement de sa dette de 234 millions d’euros, ne respectant plus ses covenants depuis plusieurs mois.
D’une part, la Financière Partouche, maison mère du Groupe Partouche, verra sa créance de 31,6 millions d’euros remboursée par un paiement immédiat de 9,8 millions puis par huit annuités progressives (de 2,2 à 3,8 millions) du 15 décembre 2015 au 15 décembre 2022. D’autre part, pour apurer le passif du crédit syndiqué de 238,6 millions d’euros fin mars 2014, le plan prévoit un paiement immédiat de 37,9 millions, suivi de huit annuités progressives (de 21,1 millions à 33,6 millions). Les intérêts seront maintenus au niveau antérieur à l’ouverture de la sauvegarde, soit une marge de 3,50% au-dessus de l’Euribor, abaissée à 3,25% à partir du 16 décembre 2016.
Dans l’hypothèse de cession d’actifs, 50% du produit net – s’il est supérieur à 1 million d’euros – devra servir au remboursement anticipé du crédit syndiqué par imputation sur les annuités restant dues. Cette mesure ne concerne que les cessions à venir et non les ventes d’actifs réalisés depuis l’ouverture de la sauvegarde, dont le produit reviendra à 100% au Groupe Partouche.
Le casinotier se félicite de cet accord qui supprime en particulier les contraintes afférentes à la limitation du volume d’investissements, au respect de covenants financiers et au mécanisme de reversement du cash flow excédentaire. En outre, Partouche n’est contraint à aucune cession d’actifs. Toutefois, «au-delà de la trésorerie de 84 millions d’euros fin octobre 2013, avec une génération de cash flow libre estimée autour de 20 millions à horizon 2015/2016, le succès de ce plan reste conditionné à des cessions d’actifs qui devraient se poursuivre dans les prochains mois, et à un redressement de l’activité, qui offre toujours très peu de visibilité», temporise Oddo.
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