Le Groupe Flo se place sous mandat ad hoc pour remettre à plat son bilan
Le protocole d’accord conclu entre le Groupe Flo et ses banques au printemps dernier n’a pas résisté à la dégradation de l’activité du groupe de restaurants connu pour ses enseignes Hippopotamus ou Bistro Romain. La société a annoncé hier s’être placée sous mandat ad hoc auprès du tribunal de commerce de Nanterre. Cette procédure vise à «faciliter la discussion avec les partenaires bancaires, suite aux difficultés» que le groupe «rencontre sur son marché de la restauration qui reste particulièrement affecté depuis les attentats de Paris et de Nice». Au premier semestre 2016, le Groupe Flo a perdu 16,8 millions d’euros. Il a consommé 18,8 millions de cash. Sa trésorerie disponible n’était plus que de 19 millions d’euros pour une dette nette de 70,3 millions.
Pas assez de «new money»
«Le mandat ad hoc doit permettre de remettre totalement à plat la structure financière de la société avec l’objectif de la doter des fonds propres suffisants pour mener à bien le plan de transformation à moyen terme», explique une source proche. Le Groupe Flo a notamment engagé la rénovation de ses restaurants Hippopotamus pour leur redonner un nouveau souffle.
Dans ce contexte, le plan négocié avant l’été avec les banques ne prévoyait pas suffisamment d’apport de new money. Sur les 39,7 à 41,6 millions d’euros que l’augmentation de capital garantie par La Financière Flo, actionnaire de référence du groupe, devait apporter, le montant d’argent frais n’était que de 11,9 à 12,5 millions. L’essentiel de la garantie de la Financière Flo devait se faire par compensation de l’intégralité de son prêt d’actionnaire (26,4 millions hors intérêts). Des cessions d’actifs devaient également contribuer à financer le plan de relance.
De leur côté, les banques avaient accepté de décaler la maturité du prêt senior à terme de 41 millions d’euros et du crédit revolving de 30 millions au 28 juin 2019. Elles avaient également renoncé au crédit d’investissement de 20 millions d’euros, utilisé à hauteur de 3,7 millions. Enfin, l’amortissement du prêt senior à terme et du crédit d’investissement devait être ramené à 8 millions d’euros pour 2016, 2017 et 2018, contre environ 21 millions par an précédemment pour 2016 et 2017.
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. «Nation en déclin» C’est l’un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle et propriété intellectuelle... Ils se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et Etats-Unis au sujet de Taïwan. Les propos de M. Xi ont dominé le premier jour de la visite. La compétition - stratégique, commerciale, technologique - est extensive et la Chine semble miser sur un déclin des Etats-Unis, subtilement évoqué par Xi Jinping lui-même lorsqu’il a cité l’historien de l’Antiquité grecque Thucydide, théoricien du risque de guerre lorsqu’une puissance émergente entre en rivalité avec une puissance dominante. M. Trump a répondu jeudi soir dans un message sur sa plateforme Truth Social. «Le président Xi a fait très élégamment référence aux Etats-Unis comme étant peut-être une nation en déclin», a-t-il dit. Mais selon lui, l’homme fort de Pékin avait à l’esprit les Etats-Unis de son prédécesseur Joe Biden, pas l’Amérique actuelle. «Il y a deux ans, nous étions effectivement une nation en déclin. Aujourd’hui, les Etats-Unis sont le pays le plus génial de la planète», a-t-il dit. «Stabilité constructive» Depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche, Chine et Etats-Unis se sont livré une âpre guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples. MM. Trump et Xi ont conclu une trêve en octobre et, depuis, la Cour suprême américaine a mis à bas les droits de douane généralisés de l’administration Trump. Mais le cessez-le-feu commercial reste exposé à l’instauration de nouvelles surtaxes américaines envisagées par le républicain. Actuellement, l'économie mondiale et la Chine ressentent les effets de la guerre menée par M. Trump avec Israël contre l’Iran. M. Xi a réaffirmé jeudi le vœu chinois de certitude et de prévisibilité dans un monde en proie aux turbulences. Lui et M. Trump se sont entendus pour désigner désormais les rapports sino-américains comme une «relation de stabilité stratégique constructive», selon la diplomatie chinoise. Le président chinois a promis d’ouvrir «toujours plus grand» la Chine aux entreprises étrangères. Avec l’excédent commercial chinois, les pratiques déloyales ou les violations de propriété intellectuelle imputées à la Chine, les obstacles à l’accès au marché chinois sont l’un des grands griefs des Etats-Unis, comme d’autres pays développés, à l’encontre de Pékin. M. Trump a emmené avec lui une importante délégation de grands patrons. 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