Le groupe de recyclage Paprec souhaite lever 300 millions d’euros
Engagé en début d’année, le projet d’augmentation de capital de Paprec - la quatrième depuis la création du groupe en 1994 - est entré dans sa dernière ligne droite. Le spécialiste du recyclage des papiers souhaiterait aboutir d’ici la mi-octobre. Des discussions avec plusieurs investisseurs sont en cours. Le Crédit Mutuel Arkéa fait partie de ceux-ci, a indiqué une source proche du dossier à L’Agefi, confirmant un article des Echos. Le Fonds stratégique d’investissement pourrait également profiter de l’opération pour entrer au capital de la société. Les directions de la banque et du FSI ne font aucun commentaire.
Epaulé par Ernst & Young Corporate Finance, Jean-Luc Petithuguenin, le président et premier actionnaire de Paprec, souhaiterait lever 300 millions d’euros afin de pouvoir porter l’enveloppe d’investissements de son groupe à un milliard d’euros. 150 millions d’euros seraient apportés via une augmentation de capital. L’apport serait complété par une nouvelle ligne de financement du même montant.
L’activité de collecte et de recyclage est gourmande en capitaux, un site moderne de tri coûtant environ 10 millions d’euros. Elle est également peu concentrée et recèle donc encore un gisement important d’acquisitions potentielles, en France et dans les pays limitrophes. L’objectif de Jean-Luc Petithuguenin est de porter d’ici deux à trois ans le chiffre d’affaires de Paprec sur la barre du milliard d’euros contre 700 millions attendus cette année.
Selon une source proche, si les discussions avancent, tout n’est pas encore réglé. Donnée partante, la Financière Agache, l’un des véhicules d’investissement de Bernard Arnault, pourrait encore choisir de rester au capital, même avec une part diluée.
Le fonds de private equity avait apporté 100 millions d’euros en juin 2008, ce qui lui avait permis de prendre 37% du capital de Paprec, achetant au passage les parts détenues par Demeter Partners et Naxicap. La Banque Rothschild, Quilvest et BNP Paribas Développement se partagent 17%. Le solde est détenu par BM Invest (5%) et les managers (3%).
Seule certitude, Jean-Luc Petithuguenin, qui détient actuellement 38% du capital, mais la majorité des droits de vote, souhaite conserver le contrôle de sa société.
Plus d'articles du même thème
-
L’Af2i a remis ses prix académiques pour des recherches publiées en 2025
La commission Recherche de l’Association française des investisseurs institutionnels a distingué trois chercheurs pour des travaux qui portent cette année sur des sujets de durabilité. -
Mubadala rassure les gestionnaires d’actifs américains
Mubadala, le fonds souverain d’Abou Dabi, a réaffirmé son engagement à investir aux États-Unis à l’occasion d’une conférence mondiale organisée par le Milken Institute. -
LD Pensions recherche un gérant actions européennes
Le danois LD Pensions a lancé un appel d’offres pour la gestion de ses investissements en actions européennes.
ETF à la Une
La collecte a repris sur le marché européen des ETF en avril
- Un nouveau vent de fronde souffle sur les certificats d’investissement du Crédit Agricole
- La Société Générale tient bon grâce à la banque de détail
- La banque de détail porte les résultats du Crédit Agricole au premier trimestre
- La Société Générale affiche un résultat net trimestriel de 1,7 milliard d'euros
- Le gendarme de l'assurance suspend le courtier Jacques Pilliot
Contenu de nos partenaires
-
Le poids des motsEn s'attaquant à l'« assistanat », Marine Le Pen lisse ses divergences avec Jordan Bardella
En élargissant sa critique de « l’assistanat », marqueur longtemps verrouillé de son discours, Marine Le Pen amorce une redéfinition de son image politique à l’approche de 2027. Un ajustement qui réduit aussi le contraste grandissant avec Jordan Bardella -
Tête baissée« Projet Liberté » de Donald Trump : les risques du passage en force du détroit d'Ormuz
Les escortes américaines de navires commerciaux dans le passage stratégique pourraient bien les exposer encore plus aux tirs des Iraniens -
RadioscopieAudiovisuel public : mauvais rapport, bonnes questions
Aussi contestée soit-elle, la croisade menée par le rapporteur UDR de la commission d’enquête, Charles Alloncle, aura eu un mérite : mettre fin à l’immunité dont jouissaient France Télévisions et Radio France