Le groupe de recyclage Paprec souhaite lever 300 millions d’euros

Le projet d’augmentation de capital est entré dans sa dernière ligne droite. Il pourrait entraîner une réorganisation plus large du tour de table
Olivier Pinaud

Engagé en début d’année, le projet d’augmentation de capital de Paprec - la quatrième depuis la création du groupe en 1994 - est entré dans sa dernière ligne droite. Le spécialiste du recyclage des papiers souhaiterait aboutir d’ici la mi-octobre. Des discussions avec plusieurs investisseurs sont en cours. Le Crédit Mutuel Arkéa fait partie de ceux-ci, a indiqué une source proche du dossier à L’Agefi, confirmant un article des Echos. Le Fonds stratégique d’investissement pourrait également profiter de l’opération pour entrer au capital de la société. Les directions de la banque et du FSI ne font aucun commentaire.

Epaulé par Ernst & Young Corporate Finance, Jean-Luc Petithuguenin, le président et premier actionnaire de Paprec, souhaiterait lever 300 millions d’euros afin de pouvoir porter l’enveloppe d’investissements de son groupe à un milliard d’euros. 150 millions d’euros seraient apportés via une augmentation de capital. L’apport serait complété par une nouvelle ligne de financement du même montant.

L’activité de collecte et de recyclage est gourmande en capitaux, un site moderne de tri coûtant environ 10 millions d’euros. Elle est également peu concentrée et recèle donc encore un gisement important d’acquisitions potentielles, en France et dans les pays limitrophes. L’objectif de Jean-Luc Petithuguenin est de porter d’ici deux à trois ans le chiffre d’affaires de Paprec sur la barre du milliard d’euros contre 700 millions attendus cette année.

Selon une source proche, si les discussions avancent, tout n’est pas encore réglé. Donnée partante, la Financière Agache, l’un des véhicules d’investissement de Bernard Arnault, pourrait encore choisir de rester au capital, même avec une part diluée.

Le fonds de private equity avait apporté 100 millions d’euros en juin 2008, ce qui lui avait permis de prendre 37% du capital de Paprec, achetant au passage les parts détenues par Demeter Partners et Naxicap. La Banque Rothschild, Quilvest et BNP Paribas Développement se partagent 17%. Le solde est détenu par BM Invest (5%) et les managers (3%).

Seule certitude, Jean-Luc Petithuguenin, qui détient actuellement 38% du capital, mais la majorité des droits de vote, souhaite conserver le contrôle de sa société.

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