Le groupe de recyclage Paprec prépare sa quatrième augmentation de capital

Financée en 2008 par Financière Agache, la société cherche de nouveaux fonds pour accroître ses investissements au-delà du milliard d’euros
Olivier Pinaud

Paprec travaille à un nouveau tour de table. Le groupe de collecte et de recyclage de déchets (papiers, plastiques…) a mandaté Ernst & Young Corporate Finance pour l’épauler dans cette opération, quatre ans après sa précédente augmentation de capital. Il s’agirait du quatrième tour de table depuis la création du groupe en 1994.

Selon la direction, cette opération permettrait à la société de porter ses investissements industriels de 600 millions d’euros à plus d’un milliard. Et faciliter l’atteinte à moyen terme du milliard d’euros de chiffre d’affaires, contre 600 millions d’euros estimés pour 2011. Jean-Luc Petithuguenin, le président et premier actionnaire de Paprec, a notamment pris contact avec le Fonds stratégique d’investissement pour envisager son entrée au capital.

Certains actionnaires actuels pourraient profiter de cette nouvelle augmentation de capital pour se retirer, comme cela avait été le cas lors de la levée de fonds de 100 millions d’euros réalisée en juin 2008 auprès de Financière Agache Private Equity, un véhicule d’investissement du groupe Arnault. Un quart de la somme avait financé la sortie de Demeter Partners et de Naxicap. Mais selon une source proche du fonds, «Financière Agache n’a pas l’intention de sortir à court terme du capital de Paprec à moins que le groupe propose une solution intéressante». La participation de Financière Agache à l’augmentation de capital n’est pas assurée. Le fonds ne fait aucun commentaire.

Financière Agache détient 37% du capital de Paprec, juste derrière Jean-Luc Petithuguenin (38%), majoritaire en droits de vote. La Banque Rothschild, Quilvest et BNP Paribas Développement se partagent 17%. Le solde est détenu par BM Invest (5%) et les managers (3%). Quoi qu’il en soit, Jean-Luc Petithuguenin souhaite conserver le contrôle de la société.

Après un premier essai arrêté à la dernière minute mi-2006, le groupe envisageait de relancer son projet d’introduction en Bourse en 2012. Mais la chute des marchés financiers en milieu d’année dernière a mis fin à la réflexion. D’où la nécessité de ce nouveau tour de table afin de financer une activité gourmande en capitaux (centres de tri, camions, bennes…) et alors qu’une grande partie des fonds apportés par Financière Agache en 2008 a été consommée.

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